Agents et processus de l’évolution des littoraux
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Fig. 8. — Réflexion et diffraction d’une houle arrivant obliquement sur un brise-lames.
La houle réfléchie (tirets) par le brise-lames (A) forme avec la houle incidente (flèche) une houle
gaufrée (B); la houle diffractée (pointillé) s’amortit dans le plan d’eau (C) à l’ombre du brise-lames.
gement de direction des vagues qui pénètrent dans le plan d’eau abrité par l’obstacle
* en s’amortissant rapidement par divergence. La forme en bec crochu que présente
souvent la pointe des flèches littorales à extrémité libre, comme la pointe de la Coubre
au nord de l’embouchure de la Gironde, s’explique par la disposition incurvée que
prennent les crêtes d’une houle qui contourne un obstacle. Mais, dans ce cas, parce que
les profondeurs sont faibles autour de cet obstacle, il se produit à la fois une diffraction
due au tracé de la côte et une réfraction liée à l’influence du fond marin proche.
► Indépendamment des modifications qui affectent leur direction de propagation, les vagues subissent, quand la profondeur (Z) devient inférieure à la moitié de
la longueur d’onde (Z < X./2), d’autres transformations qui touchent à toutes leurs
caractéristiques sauf la période.
La proximité du fond modifie le mouvement des molécules d’eau : les orbites
s’aplatissent et deviennent elliptiques, leur grand axe étant horizontal et parallèle à
la direction de propagation de la houle. À mesure que la profondeur décroît, la célérité diminue. Elle ne dépend plus, comme au large, de la longueur d’onde et de la
période, mais seulement de la profondeur : c = -JgZ, g étant l’accélération de la
pesanteur (9,81 m.s-2). La longueur d’onde diminue aussi. Les crêtes se rapprochent les unes des autres, la hauteur augmente, d'où une exagération de la cambrure
qui s’exprime par le rapport H/X. Le profil des vagues est de plus en plus dissymétrique. Finalement, quand la cambrure atteint le seuil critique de H/X = 0, 143,
leur crête s’écroule, l’eau basculant vers l’avant : c’est le déferlement.
Une approche complémentaire explique le déferlement par le fait que la vitesse
des particules d’eau finit par être supérieure à la célérité de la vague. Les houles
qui sont très longues et de faible hauteur au large sont celles qui s’élèvent le plus
avant de déferler. Comme toutes les vagues n'ont pas la même hauteur, il y a en
© armand
colin.
La
photocopie non
autorisée est un
délit.
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Fig. 8. — Réflexion et diffraction d’une houle arrivant obliquement sur un brise-lames.
La houle réfléchie (tirets) par le brise-lames (A) forme avec la houle incidente (flèche) une houle
gaufrée (B); la houle diffractée (pointillé) s’amortit dans le plan d’eau (C) à l’ombre du brise-lames.
gement de direction des vagues qui pénètrent dans le plan d’eau abrité par l’obstacle
* en s’amortissant rapidement par divergence. La forme en bec crochu que présente
souvent la pointe des flèches littorales à extrémité libre, comme la pointe de la Coubre
au nord de l’embouchure de la Gironde, s’explique par la disposition incurvée que
prennent les crêtes d’une houle qui contourne un obstacle. Mais, dans ce cas, parce que
les profondeurs sont faibles autour de cet obstacle, il se produit à la fois une diffraction
due au tracé de la côte et une réfraction liée à l’influence du fond marin proche.
► Indépendamment des modifications qui affectent leur direction de propagation, les vagues subissent, quand la profondeur (Z) devient inférieure à la moitié de
la longueur d’onde (Z < X./2), d’autres transformations qui touchent à toutes leurs
caractéristiques sauf la période.
La proximité du fond modifie le mouvement des molécules d’eau : les orbites
s’aplatissent et deviennent elliptiques, leur grand axe étant horizontal et parallèle à
la direction de propagation de la houle. À mesure que la profondeur décroît, la célérité diminue. Elle ne dépend plus, comme au large, de la longueur d’onde et de la
période, mais seulement de la profondeur : c = -JgZ, g étant l’accélération de la
pesanteur (9,81 m.s-2). La longueur d’onde diminue aussi. Les crêtes se rapprochent les unes des autres, la hauteur augmente, d'où une exagération de la cambrure
qui s’exprime par le rapport H/X. Le profil des vagues est de plus en plus dissymétrique. Finalement, quand la cambrure atteint le seuil critique de H/X = 0, 143,
leur crête s’écroule, l’eau basculant vers l’avant : c’est le déferlement.
Une approche complémentaire explique le déferlement par le fait que la vitesse
des particules d’eau finit par être supérieure à la célérité de la vague. Les houles
qui sont très longues et de faible hauteur au large sont celles qui s’élèvent le plus
avant de déferler. Comme toutes les vagues n'ont pas la même hauteur, il y a en
© armand
colin.
La
photocopie non
autorisée est un
délit.
