10. Les récifs coralliens
Les récifs coralliens constituent une catégorie à part de formes littorales car leur
existence tient à la présence d’être vivants. Ils sont édifiés par des coraux, dits
hermatypiques, et leurs commensaux. Les colonies de scléractiniaires, connus
aussi sous le nom de madréporaires, en particulier les genres Acropora (corail
branchu), Pontes et Diploria (corail massif), Pocillopora (corail chou-fleur), dont
les polypes ont des squelettes calcifiés et rigides, jouent un rôle essentiel dans la
construction de ces récifs. Il s’ajoute la contribution, qui ne doit pas être négligée,
d’autres organismes, comme des algues encroûtantes (Porolithori), des mollusques,
des crustacés, des échinodermes, des bryozoaires, des annélides.
A. Le milieu de vie des coraux
Les coraux hermatypiques demandent pour leur développement des conditions
écologiques précises.
La température des eaux dans lesquelles ils vivent doit être supérieuie à 18 C
et inférieure à environ 30 °C. Les récifs coralliens sont donc limités à la zone intertropicale, mais, à l’intérieur de celle-ci, ils se trouvent exclus des façades
occidentales des continents parce que, à ces latitudes, elles sont longées par des
courants froids.
p h o to c o p ie n o n au tc
En ce qui concerne la salinité, les coraux sont plutôt tolérants puisqu ils accep
tent en général des taux allant de 30 à 38 %o. Ainsi, ils ne peuvent se développer
aux alentours des embouchures des grands fleuves où les eaux littorales sont orte
ment dessalées. À ce caractère s’en ajoute un autre, également défavorab e a a vie
corallienne, qui est leur turbidité. Les coraux sont étouffés par les dépôts e vase et
de sable fin. On comprend de la sorte l’inexistence de récifs sur la cote des
Guyanes, envasée par les apports solides de 1 Amazone, ou aux environs
débouché en mer des grands fleuves de l’Asie des Moussons dont la charge en
alluvions fines est abondante.
Les coraux hermatypiques demandent un bon éclatement et poui ce ei
ils ne peuvent vivre lorsque la profondeur de l’eau dépasse
m, mais
30 m ils se raréfient. Cette exigence s’explique parce qu i s se eve P
symbiose avec des algues unicellulaires, les zooxanthe es, qui
„ronjaues
lumière pour leur activité photosynthétique. Ces organismes micioscop q
stimulent la calcification du squelette des polypes.
Une émersion de plus de deux ou trois heures est en général1 fata p
coraux. Aussi la limite supérieure de leur croissance se si u
moyen des basses mers moyennes.
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