Photo 38. — Protection d'une falaise, Weymouth, Dorset, Angleterre.
La falaise de marnes noires a été reprofilée et sa base confortée par un mur de soutènement
pour arrêter les glissements.
Le même phénomène a été signalé aux U.S.A., en Californie, dans la baie de
Half Moon (Lajoie et Mathieson, 1983). Au-delà, dans le sens de la dérive littorale,
du brise-lames du port de Pillar Point, mis en place en 1960, l’érosion des falaises
est passée de la vitesse de 0,05-0,3 m/an pour la période 1861-1960 à celle de 12 m/an pour la période 1960-1980, ce qui représente une augmentation considérable. Le secteur de falaises affecté par cette agression renforcée s’est allongé de
50 m/an pendant la même période.
C. La lutte contre le recul des falaises
Des travaux d’ingénierie permettent, sinon d’arrêter, du moins de freiner l’évolution des escarpements côtiers taillés dans des matériaux peu consolidés lorsqu’ils
sont sujets à des glissements (photo 38). Suivant les cas, on a recours à une ou
plusieurs des opérations suivantes (fig. 108) :
— mise en place de galeries drainantes qui ont pour effet d’abaisser le niveau de la
nappe phréatique, donc, d’une part d’augmenter les contraintes en diminuant la
pression de l'eau dans les interstices, d’autre part de réduire la force d’entraînement de l’eau qui circule, autant de modifications défavorables à l’occurrence
de mouvements de masse ;
— reprofilage du versant pour affaiblir la valeur de sa pente et, par conséquent,
pour améliorer sa stabilité;
— boisement du versant par des espèces végétales du type des phréatophytes,
résistantes au vent et au sel, tels, dans les pays méditerranéens, les arbres du
Précédent

- 225/262

Suivant