200
Les littoraux
Fig. 92. — Le delta du Mississippi
(d’après J.-P. Morgan, 1970).
Le delta est figuré en pointillé. Les lignes en traits interrompus marquent les fronts des différents lobes sous-deltaïques (numérotés de 1 à 7) que le Mississippi a construits en liaison avec
ses divagations au cours des 6 000 dernières années.
1 : Sale Cypremort (plus ancien que 4 600 ans B.P.). 2 : Cocodrie (entre 4 600 et 3 500 ans
B.P.). 3 : Teche (entre 3 500 et 2 800 ans B.P.). 4 : Saint-Bernard (entre 2 800 et 1 000 ans B.P.)
5 : Lafourche (entre 1 000 et 300 ans B.P.). 6 : Plaquemine (entre 750 et 500 ans B.P.).
7 : Balize (moins de 550 ans B.P.)
Arrêt de la sédimentation sauf en des endroits étroitement localisés et subsidence renforcée sur toute son étendue font que le delta du Mississippi perd
actuellement du terrain par submersion et érosion, aussi bien dans sa plaine
deltaïque qui s’enfonce que sur sa marge qui recule là où elle est constituée par des
sous-deltas morts. Compte tenu des gains réalisés à l’emplacement du sous-delta
actif de Balize et surtout de celui naissant d’Atchafalaya, on estime qu’il cède
chaque année au profit de la mer environ 100 km2 de terre dont 40 % sont attribués
à l’impact des aménagements.
Précédent

- 201/262

Suivant