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Les littoraux
rencontrée dans l’estuaire en amont et en aval (moins de 1 g.L-1), puisqu’elle peut
atteindre plusieurs dizaines de grammes par litre. On explique l’existence du
bouchon vaseux par l’obstacle que représente la circulation résiduelle au fond de
l’estuaire pour les sédiments transportés en suspension dans la tranche inférieure
de l’eau douce qui vient de l’amont.
Dans les estuaires à forte charge en suspension, comme la Gironde, la partie
basale du bouchon vaseux s’épaissit pour constituer, en liaison avec la lentille
d’eau immobile dont on a parlé, ce que G. P. Allen (1973) a appelé la crème de
vase, caractérisée par sa très forte turbidité qui dépasse 100 g.L-1 et qui peut
atteindre 300, voire 400 g.L'”1 (fig. 74). Cette crème de vase a plusieurs mètres
d’épaisseur, et elle s’étend parfois sur plusieurs centaines de mètres de largeur et
A . marée moyenne, début de 1 accumulation. B : mortes-eaux, accumulation maximale.
. vives eaux, dispersion de la crème de vase, sauf un mince lit basal trop compact pour être
remis en suspension.
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