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Les littoraux
colonisées par la végétation et parcourues par des chenaux de marée. De part et
d’autre de la passe, aussi bien du côté de la mer que du côté de la lagune, s’accumulent des sables qui constituent des hauts-fonds appelés deltas de marée. La flèche est
elle-même souvent couronnée par un bourrelet de dunes et, immédiatement en arrière
d’elle, on trouve parfois des cônes de débordement, dépôts de sable en forme d’éventail dus aux vagues de tempête qui arrivent à franchir la crête de la flèche.
Dans la partie moyenne de la lagune, l’eau est saumâtre, et il arrive que ses
bords soient érodés en petites falaises ou, au contraire, festonnés par de courtes
flèches à pointe libre, dues aux courants qui se produisent dans la lagune.
Dans la partie interne, les eaux sont très peu salées et les variations du niveau de
la lagune faibles. Là où débouchent des cours d’eau s’édifient de petits deltas à
croissance rapide. Ailleurs, des marécages couverts de roseaux constituent une
marge amphibie.
Les flèches plus ou moins larges, parfois dunifiées, qui isolent les lagunes et
constituent donc la condition sine qua non de leur existence, reçoivent selon les
lieux des appellations différentes : cordon littoral, barrière, lido, Nehrung. Elles
ont été étudiées en détail avec les plages dont elles représentent un des aspects.
Rappelons seulement ici que leur construction n’est possible que si les profondeurs
sont faibles et si l’alimentation en sédiments est suffisamment abondante pour
donner lieu à une accumulation. Ces sédiments peuvent provenir d’une ou de
plusieurs des sources proches suivantes : avant-côte, falaises marines en cours de
recul, apports continentaux par l’intermédiaire des cours d’eau ou du vent. Ils sont
pris en charge par la dérive littorale dominante et ils cheminent parallèlement à la
côte. Si les conditions bathymétriques et le volume charrié le permettent, ils se
déposent au moins en partie. Le plus souvent les flèches sont faites de sable, mais
il en existe aussi qui sont constituées par des galets.
► On insistera sur les passes, appelées graus dans le Languedoc et Mets aux
U.S.A., car leur présence ou leur absence est essentielle dans la mesure où elles
conditionnent, non seulement les caractères hydrologiques, mais aussi les modalités de la sédimentation, donc l’évolution des lagunes. Les lagunes ouvertes
reçoivent davantage de sable d’origine marine et ont des eaux plus agitées que les
lagunes fermées.
L existence, le nombre, l’espacement et la taille des passes dépendent du rapport
de forces qui existe entre, d’une part le transfert sédimentaire littoral qui tend à
colmater les brèches et à allonger les flèches, d’autre part les courants provoqués
par la marée, ceux liés à la décharge de cours d’eau tributaires des lagunes et ceux
dus à 1 impulsion du vent qui tous tendent à maintenir les ouvertures.
Le marnage, qui détermine la puissance des courants de marée, représente un
1 acteur important pour 1 entretien des passes. Ce sont ces courants qui maintiennent
seuls la communication du bassin d’Arcachon avec la mer. D’après M.O. Hayes,
les passes sont d autant plus nombreuses et plus larges que la marée est plus forte.
L ouverture n est pas toujours perpendiculaire à la flèche. Parfois, le segment aval,
dans le sens de la dérive littorale, est décalé par rapport au segment amont (fig- 58).
S il existe plusieurs passes, il en résulte une disposition en échelons.
Il arrive que des passes se ferment temporairement ou définitivement tandis que
d autres s ouvrent. On remarque aussi que certaines migrent pendant que d’autres
sont stables.
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Les littoraux
colonisées par la végétation et parcourues par des chenaux de marée. De part et
d’autre de la passe, aussi bien du côté de la mer que du côté de la lagune, s’accumulent des sables qui constituent des hauts-fonds appelés deltas de marée. La flèche est
elle-même souvent couronnée par un bourrelet de dunes et, immédiatement en arrière
d’elle, on trouve parfois des cônes de débordement, dépôts de sable en forme d’éventail dus aux vagues de tempête qui arrivent à franchir la crête de la flèche.
Dans la partie moyenne de la lagune, l’eau est saumâtre, et il arrive que ses
bords soient érodés en petites falaises ou, au contraire, festonnés par de courtes
flèches à pointe libre, dues aux courants qui se produisent dans la lagune.
Dans la partie interne, les eaux sont très peu salées et les variations du niveau de
la lagune faibles. Là où débouchent des cours d’eau s’édifient de petits deltas à
croissance rapide. Ailleurs, des marécages couverts de roseaux constituent une
marge amphibie.
Les flèches plus ou moins larges, parfois dunifiées, qui isolent les lagunes et
constituent donc la condition sine qua non de leur existence, reçoivent selon les
lieux des appellations différentes : cordon littoral, barrière, lido, Nehrung. Elles
ont été étudiées en détail avec les plages dont elles représentent un des aspects.
Rappelons seulement ici que leur construction n’est possible que si les profondeurs
sont faibles et si l’alimentation en sédiments est suffisamment abondante pour
donner lieu à une accumulation. Ces sédiments peuvent provenir d’une ou de
plusieurs des sources proches suivantes : avant-côte, falaises marines en cours de
recul, apports continentaux par l’intermédiaire des cours d’eau ou du vent. Ils sont
pris en charge par la dérive littorale dominante et ils cheminent parallèlement à la
côte. Si les conditions bathymétriques et le volume charrié le permettent, ils se
déposent au moins en partie. Le plus souvent les flèches sont faites de sable, mais
il en existe aussi qui sont constituées par des galets.
► On insistera sur les passes, appelées graus dans le Languedoc et Mets aux
U.S.A., car leur présence ou leur absence est essentielle dans la mesure où elles
conditionnent, non seulement les caractères hydrologiques, mais aussi les modalités de la sédimentation, donc l’évolution des lagunes. Les lagunes ouvertes
reçoivent davantage de sable d’origine marine et ont des eaux plus agitées que les
lagunes fermées.
L existence, le nombre, l’espacement et la taille des passes dépendent du rapport
de forces qui existe entre, d’une part le transfert sédimentaire littoral qui tend à
colmater les brèches et à allonger les flèches, d’autre part les courants provoqués
par la marée, ceux liés à la décharge de cours d’eau tributaires des lagunes et ceux
dus à 1 impulsion du vent qui tous tendent à maintenir les ouvertures.
Le marnage, qui détermine la puissance des courants de marée, représente un
1 acteur important pour 1 entretien des passes. Ce sont ces courants qui maintiennent
seuls la communication du bassin d’Arcachon avec la mer. D’après M.O. Hayes,
les passes sont d autant plus nombreuses et plus larges que la marée est plus forte.
L ouverture n est pas toujours perpendiculaire à la flèche. Parfois, le segment aval,
dans le sens de la dérive littorale, est décalé par rapport au segment amont (fig- 58).
S il existe plusieurs passes, il en résulte une disposition en échelons.
Il arrive que des passes se ferment temporairement ou définitivement tandis que
d autres s ouvrent. On remarque aussi que certaines migrent pendant que d’autres
sont stables.
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