Photo 30. — Lagune de Ghar el Melh, delta de la Medjerda, Tunisie.
La lagune, isolée de la mer par un cordon littoral sableux, a une faible profondeur, de l’ordre de
1 à 3 m; la passe est artificielle; un ancien sous-delta digité de la Medjerda est visible dans la
lagune.
A. Les types de lagunes
On peut essayer de classer les lagunes, soit en fonction de leur insertion dans
l’espace côtier, soit en fonction de leur plus ou moins grande communication avec
la mer.
© a r m a n d
c o l in .
L a
p h o to c o p ie n o n
a u to ris é e
e s t u n
d é lit.
k Si l’on suit le premier critère, on distingue d’abord les lagunes associées a
des îles-barrières, flèches d’avant-côte tronçonnées par des passes. Dans ce cas,
les lagunes sont d’autant plus larges et complexes que la plate-foime contmen a e
est peu inclinée et que les marées sont fortes. La côte atlantique es . . . e
celle du golfe du Mexique (fig. 51) donnent de bons exemp es e ce type ce
lagune. On rencontre aussi des lagunes sur le front des deltas ou es coin an s
littoraux construisent des flèches avec les sédiments appoi tes pai es cuves.
lagunes qui se forment en arrière de ces flèches sont moins étendues et moins
allongées que celles du type précédent. Leur communication avec la mer est aussi
plus restreinte, comme le montrent les «lacs» du delta du Nil (fig. 52). Des
fonds de baie barrés par des flèches sont aussi à l’origine de lagunes, de superficie très variable, qui présentent une forme grossièrement circulaire. C est le cas
de la lagune de Tunis. Il existe également des lagunes dont I origine est une
dépression côtière, liée soit à un dispositif structural (synclinal, fossé d ettondiement), soit à un paléorelief d’érosion (vallée), obturée par un cordon littoral,
comme l’illustrent les étangs du Languedoc-Roussillon (Canet-Saint-Nazaire,
Salses-Leucate, Bages-Sigean). Des embouchures de fleuve peuvent être transformées en lagunes. Sur la côte des Landes, le bassin d Arcachon est le résultat
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