6. Les lagunes
Les lagunes se rencontrent sur les côtes basses d’accumulation. Ce sont des
plans d’eau, allongés parallèlement au tracé du littoral, peu profonds, isolés de la
mer par un cordon meuble de sable ou de galets. La communication avec la mer se
fait par des ouvertures plus ou moins nombreuses dans le cordon. Cependant, cette
communication directe n’est pas indispensable car il existe aussi des lagunes
fermées de façon permanente ou temporaire. Certaines reçoivent des cours d’eau,
d’autres non. Les lagunes constituent des milieux margino-littoraux à salinité
variable, aux eaux généralement calmes, dans lesquels se déposent des sédiments
fins d’origine aussi bien continentale que marine (photo 30).
On a parfois dit que les lagunes caractérisaient des côtes d’émersion en cours de
régularisation. De fait, on les rencontre tout aussi bien sur des littoraux en voie de
submersion que sur ceux où le niveau marin est apparemment stable.
Il importe de distinguer les pseudo-lagunes des lagunes vraies. Dans la première
catégorie entrent les lagons isolés par des récifs coralliens dans les mers chaudes.
On y trouve également des plans d’eau qui, sur des côtes d’ennoyage, sont séparés
de la mer, pour des raisons à la fois de structure et d’érosion, par des affleurements
rocheux entaillés de brèches servant de passes (étang de Diane près d’Aléria, en
Corse). Dans le sud de la Tunisie, la Bahiret el Bibane doit être considérée comme
une pseudo-lagune car le cordon littoral qui la barre date de la dernière période
interglaciaire (Tyrrhénien) et il est aujourd’hui consolidé en grès. Les lagunes
estuariennes constituent des entités de transition, comme il en existe souvent dans
la nature, entre les lagunes vraies et les estuaires au sens strict du terme. Ce sont
des estuaires dont la communication avec la mer est gênée par des flèches discontinues qui barrent leur entrée.
Les côtes à lagunes représentent environ 13 % de la longueur des côtes du
monde. On les trouve sous toutes les latitudes, aussi bien dans les régions polaires
que dans les régions tempérées ou tropicales, que les marées soient fortes ou
faibles, encore que les marnages moyens ou peu marqués soient plus favorables à
leur existence. Certains rivages ont, sur de longues distances, des lagunes bien
développées . mer des Tchouktches côté sibérien et côté alaskien, façade atlantique
des U.S.A.. golfe du Mexique, façade orientale de l’Amérique du Sud dans le
Brésil méridional et en Uruguay, mer Baltique, mer Méditerranée, golfe de
Guinee, cote orientale de Madagascar, côte orientale de l’Inde, littoral sud-oriental
de 1 Australie, pour ne citer que quelques exemples.
D un point de vue biologique, les lagunes constituent des écosystèmes très
pro ucti s. a où elles ont fait l’objet d’aménagements, leur évolution morphologique et sedimentologique a été modifiée.
Les lagunes se rencontrent sur les côtes basses d’accumulation. Ce sont des
plans d’eau, allongés parallèlement au tracé du littoral, peu profonds, isolés de la
mer par un cordon meuble de sable ou de galets. La communication avec la mer se
fait par des ouvertures plus ou moins nombreuses dans le cordon. Cependant, cette
communication directe n’est pas indispensable car il existe aussi des lagunes
fermées de façon permanente ou temporaire. Certaines reçoivent des cours d’eau,
d’autres non. Les lagunes constituent des milieux margino-littoraux à salinité
variable, aux eaux généralement calmes, dans lesquels se déposent des sédiments
fins d’origine aussi bien continentale que marine (photo 30).
On a parfois dit que les lagunes caractérisaient des côtes d’émersion en cours de
régularisation. De fait, on les rencontre tout aussi bien sur des littoraux en voie de
submersion que sur ceux où le niveau marin est apparemment stable.
Il importe de distinguer les pseudo-lagunes des lagunes vraies. Dans la première
catégorie entrent les lagons isolés par des récifs coralliens dans les mers chaudes.
On y trouve également des plans d’eau qui, sur des côtes d’ennoyage, sont séparés
de la mer, pour des raisons à la fois de structure et d’érosion, par des affleurements
rocheux entaillés de brèches servant de passes (étang de Diane près d’Aléria, en
Corse). Dans le sud de la Tunisie, la Bahiret el Bibane doit être considérée comme
une pseudo-lagune car le cordon littoral qui la barre date de la dernière période
interglaciaire (Tyrrhénien) et il est aujourd’hui consolidé en grès. Les lagunes
estuariennes constituent des entités de transition, comme il en existe souvent dans
la nature, entre les lagunes vraies et les estuaires au sens strict du terme. Ce sont
des estuaires dont la communication avec la mer est gênée par des flèches discontinues qui barrent leur entrée.
Les côtes à lagunes représentent environ 13 % de la longueur des côtes du
monde. On les trouve sous toutes les latitudes, aussi bien dans les régions polaires
que dans les régions tempérées ou tropicales, que les marées soient fortes ou
faibles, encore que les marnages moyens ou peu marqués soient plus favorables à
leur existence. Certains rivages ont, sur de longues distances, des lagunes bien
développées . mer des Tchouktches côté sibérien et côté alaskien, façade atlantique
des U.S.A.. golfe du Mexique, façade orientale de l’Amérique du Sud dans le
Brésil méridional et en Uruguay, mer Baltique, mer Méditerranée, golfe de
Guinee, cote orientale de Madagascar, côte orientale de l’Inde, littoral sud-oriental
de 1 Australie, pour ne citer que quelques exemples.
D un point de vue biologique, les lagunes constituent des écosystèmes très
pro ucti s. a où elles ont fait l’objet d’aménagements, leur évolution morphologique et sedimentologique a été modifiée.
