8 • Introduction
de cénocytes; c'est le cas des vésicules globuleuses des Valonia. Certains
cénocytes particulièrement développés s'allongent en de véritables filaments plus ou moins ramifiés dénommés siphons ou filaments siphonés
(Bryopsis), d'autres, en se divisant transversalement, engendrent des filaments cloisonnés qui restent simples (Chaetomorpha) ou se ramifient
(Cladophora, Griffitlisia). Les Algues filamenteuses cloisonnées comptent
également des espèces à cellules uninucléées.
Par définition, le terme de filament ne doit s'appliquer qu'à une structure unisériée (siphon ou cellules disposées en file unique). Toutefois, ce
caractère étant parfois difficile à observer à l'oeil nu, nous avons préféré
rassembler toutes les espèces fines à allure filamenteuse dans cet unique
groupe même si leur anatomie est en réalité plus complexe; c'est le cas,
par exemple, pour les Sphacelariales et certaines Céramiales (Polysiphonia,
Dasysiphonia).
Algues partiellement d'allure filamenteuse
Sous cette appellation, nous plaçons les Algues à axe non filamenteux
mais à expansions fines d'allure filamenteuse. Il peut s'agir de véritables
filaments, c'est le cas des touffes caractéristiques de poils colorés de diverses Algues brunes (Nereia, Sporochnus) ou de structures plus complexes
mais de faible calibre comme les ramules plurisériés des Polysiphonia.
Algues creuses ou mucilagineuses
Certaines Algues possèdent un thalle pluricellulaire creux tubuleux
(certains Ulva, Scytosiphon) ou subsphérique plus ou moins contourné
(Colpomenia). Elles peuvent comporter des structures internes (parois
transversales, filaments centraux) ou posséder un mucilage de remplissage tout en conservant, en section, une allure creuse (Chylocladia,
Dumontia).
Les espèces mucilagineuses possèdent une morphologie trompeuse.
Sous l'eau, elles donnent l’illusion d'un thalle cohérent et charnu. En fait,
leur organisation est relativement simple puisqu'il s'agit de filaments
microscopiques plus ou moins noyés dans une gelée translucide
(Acrosymphyton, Predaea). Pour cette raison, nous les plaçons au côté des
Algues creuses.
Algues comprimées minces à foliacées membraneuses
Près nombreuses, elles résultent de modes de croissance très divers
(Delesseriaceae, Ulvaceae, Dictyotaceae). De forme variable, elles se caractérisent toutes par une anatomie assez simple: thalle très mince, souvent
translucide, monostromatique ou réduit à quelques couches de cellules
seulement. Leur surface peut être unie ou diversement ornementée: cellules en rosace, fin réseau de veinules, nervure (épaississement local rappelant la nervure des feuilles des Végétaux supérieurs), stries de poils.
de cénocytes; c'est le cas des vésicules globuleuses des Valonia. Certains
cénocytes particulièrement développés s'allongent en de véritables filaments plus ou moins ramifiés dénommés siphons ou filaments siphonés
(Bryopsis), d'autres, en se divisant transversalement, engendrent des filaments cloisonnés qui restent simples (Chaetomorpha) ou se ramifient
(Cladophora, Griffitlisia). Les Algues filamenteuses cloisonnées comptent
également des espèces à cellules uninucléées.
Par définition, le terme de filament ne doit s'appliquer qu'à une structure unisériée (siphon ou cellules disposées en file unique). Toutefois, ce
caractère étant parfois difficile à observer à l'oeil nu, nous avons préféré
rassembler toutes les espèces fines à allure filamenteuse dans cet unique
groupe même si leur anatomie est en réalité plus complexe; c'est le cas,
par exemple, pour les Sphacelariales et certaines Céramiales (Polysiphonia,
Dasysiphonia).
Algues partiellement d'allure filamenteuse
Sous cette appellation, nous plaçons les Algues à axe non filamenteux
mais à expansions fines d'allure filamenteuse. Il peut s'agir de véritables
filaments, c'est le cas des touffes caractéristiques de poils colorés de diverses Algues brunes (Nereia, Sporochnus) ou de structures plus complexes
mais de faible calibre comme les ramules plurisériés des Polysiphonia.
Algues creuses ou mucilagineuses
Certaines Algues possèdent un thalle pluricellulaire creux tubuleux
(certains Ulva, Scytosiphon) ou subsphérique plus ou moins contourné
(Colpomenia). Elles peuvent comporter des structures internes (parois
transversales, filaments centraux) ou posséder un mucilage de remplissage tout en conservant, en section, une allure creuse (Chylocladia,
Dumontia).
Les espèces mucilagineuses possèdent une morphologie trompeuse.
Sous l'eau, elles donnent l’illusion d'un thalle cohérent et charnu. En fait,
leur organisation est relativement simple puisqu'il s'agit de filaments
microscopiques plus ou moins noyés dans une gelée translucide
(Acrosymphyton, Predaea). Pour cette raison, nous les plaçons au côté des
Algues creuses.
Algues comprimées minces à foliacées membraneuses
Près nombreuses, elles résultent de modes de croissance très divers
(Delesseriaceae, Ulvaceae, Dictyotaceae). De forme variable, elles se caractérisent toutes par une anatomie assez simple: thalle très mince, souvent
translucide, monostromatique ou réduit à quelques couches de cellules
seulement. Leur surface peut être unie ou diversement ornementée: cellules en rosace, fin réseau de veinules, nervure (épaississement local rappelant la nervure des feuilles des Végétaux supérieurs), stries de poils.
