Écologie des algues sur les côtes à fortes marées • 33
spectaculaire et simultanée en différents points du globe s'accompagne
de remaniements génétiques, objets de nombreuses recherches. Seule une
surveillance à long terme du milieu naturel peut permettre la détection
de tels phénomènes.
Les espèces introduites les plus communes ont été incorporées dans le
guide au même titre que les espèces indigènes, tout en rappelant dans
chaque cas leur origine.
La zone géographique concernée par le guide s'étend de la Scandinavie
au Maroc, à l'exclusion des Açores et des Canaries. La plupart des illustrations ont été réalisées à partir de spécimens des côtes de Bretagne, dont
on a vu qu’elles se situent dans la zone de richesse spécifique maximale.
Écologie des algues sur les côtes à fortes marées
t Exploration d'un littoral: interpréter, voir, trouver
La marée entraîne des risques. Les premières étapes de la découverte des
organismes marins en région atlantique s'effectuent à pied lors d'une pénétration progressive sur le littoral lorsque la mer se retire. Mais on sait que
le milieu marin est un milieu dangereux, particulièrement sur les côtes à
fortes marées. Il est donc important, avant toute exploration, de connaître l'heure de la basse mer du jour prévue par les annuaires de marée. Le
départ peut alors être envisagé deux heures avant celle-ci. Il est également
important, au cours de la progression sur le terrain, de demeurer en vue
de la côte et de souvent regarder derrière soi pour éviter un encerclement
fatal lors du retour. Être muni d’une bonne montre est indispensable. Si,
par mésaventure, celle-ci tombe à l'eau et devient inutilisable, la nature
offre à l'explorateur, par temps calme, un moyen de repérage auxiliaire:
celui des bulles. Après la basse mer, l'amorce de la remontée se manifeste
par l'apparition de bulles, de mousse ou de traînées de sable à la surface
de l'eau. Les Algues exsudent en permanence des mucilages qui forment
un film à leur surface. La mer, en remontant, soulève ce film, provoquant
des bulles. Il est alors impératif de rebrousser chemin sans s'attarder à
des dernières récoltes risquées.
Chaussé de bottes ou de sandales, muni d'un seau ou d'un sac de plastique pour rapporter les récoltes, d'un petit plat blanc très utile à la
distinction des espèces sur le terrain et, si possible, d'une loupe de poche,
le phycologue en herbe peut alors quitter le milieu terrestre pour aborder
le domaine marin.
Dans un premier temps, il sera préférable de rechercher un littoral
rocheux, découpé, peu exposé à l'agitation de l’eau, correspondant à un
mode abrité ou moyennement battu. La végétation découverte par la
marée y est abondante, la flore diversifiée, facilement accessible et donc
propice pour une première approche. Par la suite, le phycologue aguerri
pourra envisager de percer les secrets des milieux battus. La flore des
spectaculaire et simultanée en différents points du globe s'accompagne
de remaniements génétiques, objets de nombreuses recherches. Seule une
surveillance à long terme du milieu naturel peut permettre la détection
de tels phénomènes.
Les espèces introduites les plus communes ont été incorporées dans le
guide au même titre que les espèces indigènes, tout en rappelant dans
chaque cas leur origine.
La zone géographique concernée par le guide s'étend de la Scandinavie
au Maroc, à l'exclusion des Açores et des Canaries. La plupart des illustrations ont été réalisées à partir de spécimens des côtes de Bretagne, dont
on a vu qu’elles se situent dans la zone de richesse spécifique maximale.
Écologie des algues sur les côtes à fortes marées
t Exploration d'un littoral: interpréter, voir, trouver
La marée entraîne des risques. Les premières étapes de la découverte des
organismes marins en région atlantique s'effectuent à pied lors d'une pénétration progressive sur le littoral lorsque la mer se retire. Mais on sait que
le milieu marin est un milieu dangereux, particulièrement sur les côtes à
fortes marées. Il est donc important, avant toute exploration, de connaître l'heure de la basse mer du jour prévue par les annuaires de marée. Le
départ peut alors être envisagé deux heures avant celle-ci. Il est également
important, au cours de la progression sur le terrain, de demeurer en vue
de la côte et de souvent regarder derrière soi pour éviter un encerclement
fatal lors du retour. Être muni d’une bonne montre est indispensable. Si,
par mésaventure, celle-ci tombe à l'eau et devient inutilisable, la nature
offre à l'explorateur, par temps calme, un moyen de repérage auxiliaire:
celui des bulles. Après la basse mer, l'amorce de la remontée se manifeste
par l'apparition de bulles, de mousse ou de traînées de sable à la surface
de l'eau. Les Algues exsudent en permanence des mucilages qui forment
un film à leur surface. La mer, en remontant, soulève ce film, provoquant
des bulles. Il est alors impératif de rebrousser chemin sans s'attarder à
des dernières récoltes risquées.
Chaussé de bottes ou de sandales, muni d'un seau ou d'un sac de plastique pour rapporter les récoltes, d'un petit plat blanc très utile à la
distinction des espèces sur le terrain et, si possible, d'une loupe de poche,
le phycologue en herbe peut alors quitter le milieu terrestre pour aborder
le domaine marin.
Dans un premier temps, il sera préférable de rechercher un littoral
rocheux, découpé, peu exposé à l'agitation de l’eau, correspondant à un
mode abrité ou moyennement battu. La végétation découverte par la
marée y est abondante, la flore diversifiée, facilement accessible et donc
propice pour une première approche. Par la suite, le phycologue aguerri
pourra envisager de percer les secrets des milieux battus. La flore des
