Magnoliophytes marins • 255
Cymodocea nodosa (Ucria) Ascherson (fig. 240)
Najadales, Cymodoceaceae
Étym. : d'après Cymodocée, nymphe de la mer. Lat.: noueux.
• Feuilles vert clair, linéaires étroites (de 3 à 4 mm) allongées (de 15 à
40 cm) à apex obtus finement denticulé à la marge; de 7 à 9 nervures
longitudinales; rhizomes minces (quelques millimètres de diamètre),
souvent annelés à intervalles réguliers.
• Toute l'année; pelouses sur substrats sableux dans les stations bien éclairées et abritées, entre 0,5 m et 10 m de profondeur; lagunes littorales;
souvent associée avec Caulerpa proliféra et Zostera noltii.
• Atlantique nord-est (du sud de l'Espagne au tropique du Cancer),
Méditerranée.
• Fig. 240: herbier à Cymodocea.
Halophila stipulacea (Forsskâl) Ascherson (fig. 241 et fig. 242)
Alismatales, Hydrocharitaceae
Étym. : Gr. : feuille marine. Lat. : à stipules.
• Feuilles vert clair, linéaires-oblongues, obtuses, de 3 à 6 cm de long et
de 2,5 mm à 8 mm de large, à bords dentés; nervure centrale avec nervures secondaires obliques qui aboutissent à deux nervures latérales situées
près des marges; pétiole court aplati; feuilles insérées par paires, à intervalles réguliers sur des rhizomes fins.
• Toute l’année; substrats sableux ou vaseux, de 1 à 65 m de profondeur.
• Espèce de la mer Rouge et de l’océan Indien récemment apparue en
Méditerranée orientale (fréquente de Suez jusqu’à la Sicile).
• Fig. 241 : herbier à Halophila.
• Fig. 242 : plante en collection.
Posidonia oceanica (Linnaeus) Delile (fig. 243)
Najadales, Posidoniaceae
Etym. : d'après Poséidon, dieu de la mer.
Lat. : de l'océan (il s'agit d’une méprise de Linnaeus, car l’espèce n'existe
pas dans l'Atlantique).
• Feuilles vert foncé, linéaires, larges (de 7 à 11 mm), longues jusqu'à
140 cm, parcourues par 13 à 17 nervures longitudinales, et à sommet carré
ou légèrement arrondi; faisceaux de 5 à 8 feuilles; rhizomes bruns, épais
(de 1 à 2 cm), ligneux, très développés, horizontalement et verticalement
(souvent sur plusieurs mètres) en un réseau compact colmaté par les sédiments et que l'on nomme «matte».
• Toute l'année; en automne, les feuilles mortes, de couleur brune, sont
rejetées massivement sur le rivage, où elles s'accumulent en dépôts parfois
très importants appelés «banquettes»; peuplements denses («herbiers»)
sur substrats rocheux ou meubles, de la surface jusqu'à 30 à 35 m de
profondeur.
• Méditerranée.
• Fig. 243: herbier à Posidonia.
• Fig. 244: fruits.
Précédent

- 256/275

Suivant