Magnoliophytes marins
Les Magnoliophytes marins descendent d'ancêtres continentaux qui
ressemblaient aux actuelles Juncaginaceae (plantes de marais) et qui sont
retournés au milieu marin à l'époque des Dinosaures, il y a plus de
100 millions d’années. Elles y conservent les caractéristiques acquises à
l'air libre : racines, feuilles, fleurs, graines. Bien qu’elles soient très proches
des Algues vertes (dont elles descendent) sur le plan de la chimie et de
l'organisation de leurs cellules, elles s'en distinguent donc nettement par
l'organisation de leur appareil végétatif et par leur reproduction.
La plupart des Magnoliophytes marins sont organisés selon le schéma
suivant : une tige rampante plus ou moins souterraine (rhizome) qui
donne naissance à des tiges dressées terminées par un faisceau de feuilles
en ruban, à croissance basale et à nervures parallèles. Les feuilles
d’Halophila sont toutefois différentes : ovales, avec une nervure principale
et des nervures secondaires.
Les Magnoliophytes marins ont développé diverses adaptations à la vie
aquatique. Il y a disparition des stomates. Un réseau de lacunes aérifères
(aérarium) parcourt l’ensemble des feuilles, rhizomes et racines, de sorte
que les tissus conservent intra-muros l'environnement gazeux habituel
aux végétaux terrestres. Les modalités de la pollinisation sont bien différentes de celles rencontrées dans le milieu terrestre, où le vent et les
Insectes jouent un rôle primordial; ici, les grains de pollen, longs et
visqueux, sont transportés passivement par l'eau et s'accrochent aux extrémités crochues des stigmates. Enfin, la dispersion s'effectue plus souvent
par voie végétative (bouturage) que par graines.
Malgré leur nombre relativement faible (5 espèces en Europe) par rapport
aux Algues (1500 espèces environ), les Magnoliophytes marins jouent un
rôle de premier plan dans les milieux littoraux, tout particulièrement en
Méditerranée, où ils constituent de vastes «herbiers».
9 Clé sommaire des espèces citées
1. - Feuilles pétiolées insérées par paires
- Feuilles rubanées regroupées en faisceaux
de plus de 2 feuilles
2. - Rhizomes de 1 à 2 cm de diamètre formant
des mattes très importantes
- Rhizomes beaucoup plus fins
3. - Feuilles de moins de 2 mm de large, à apex
arrondi incurvé au centre
- Feuilles plus larges
4. - Feuilles de 3 à 4 mm de large, à bords
finement denticulés à l'apex (visible à la loupe)
- Feuilles de 5 à 12 mm de large, à apex
arrondi et sans dents latérales
Halophila stipulacea
2
Posidonia oceanica
3
Zostera noltii
4
Cymodocea nodosa
Zostera marina
Les Magnoliophytes marins descendent d'ancêtres continentaux qui
ressemblaient aux actuelles Juncaginaceae (plantes de marais) et qui sont
retournés au milieu marin à l'époque des Dinosaures, il y a plus de
100 millions d’années. Elles y conservent les caractéristiques acquises à
l'air libre : racines, feuilles, fleurs, graines. Bien qu’elles soient très proches
des Algues vertes (dont elles descendent) sur le plan de la chimie et de
l'organisation de leurs cellules, elles s'en distinguent donc nettement par
l'organisation de leur appareil végétatif et par leur reproduction.
La plupart des Magnoliophytes marins sont organisés selon le schéma
suivant : une tige rampante plus ou moins souterraine (rhizome) qui
donne naissance à des tiges dressées terminées par un faisceau de feuilles
en ruban, à croissance basale et à nervures parallèles. Les feuilles
d’Halophila sont toutefois différentes : ovales, avec une nervure principale
et des nervures secondaires.
Les Magnoliophytes marins ont développé diverses adaptations à la vie
aquatique. Il y a disparition des stomates. Un réseau de lacunes aérifères
(aérarium) parcourt l’ensemble des feuilles, rhizomes et racines, de sorte
que les tissus conservent intra-muros l'environnement gazeux habituel
aux végétaux terrestres. Les modalités de la pollinisation sont bien différentes de celles rencontrées dans le milieu terrestre, où le vent et les
Insectes jouent un rôle primordial; ici, les grains de pollen, longs et
visqueux, sont transportés passivement par l'eau et s'accrochent aux extrémités crochues des stigmates. Enfin, la dispersion s'effectue plus souvent
par voie végétative (bouturage) que par graines.
Malgré leur nombre relativement faible (5 espèces en Europe) par rapport
aux Algues (1500 espèces environ), les Magnoliophytes marins jouent un
rôle de premier plan dans les milieux littoraux, tout particulièrement en
Méditerranée, où ils constituent de vastes «herbiers».
9 Clé sommaire des espèces citées
1. - Feuilles pétiolées insérées par paires
- Feuilles rubanées regroupées en faisceaux
de plus de 2 feuilles
2. - Rhizomes de 1 à 2 cm de diamètre formant
des mattes très importantes
- Rhizomes beaucoup plus fins
3. - Feuilles de moins de 2 mm de large, à apex
arrondi incurvé au centre
- Feuilles plus larges
4. - Feuilles de 3 à 4 mm de large, à bords
finement denticulés à l'apex (visible à la loupe)
- Feuilles de 5 à 12 mm de large, à apex
arrondi et sans dents latérales
Halophila stipulacea
2
Posidonia oceanica
3
Zostera noltii
4
Cymodocea nodosa
Zostera marina
