©
Dunod
- La
photocopie non
autorisée
est un
uem.
1.4 L'identité inaliénable...
Les sélections quant à elles orientent la survie et la reproduction des individus les
mieux adaptés aux conditions environnementales.
Les forces évolutives sont au nombre de quatre : mutation, sélection, dérive génique
et migration.
Les mutations sont à l’origine de la diversité, la sélection et la dérive génique
réalisent un « tri » parmi cette variabilité et accentuent les différences génétiques
entre les populations alors que la migration maintient des flux géniques .
La sélection naturelle est estimée en terme de « succès reproductif ». Elle nécessite
une variabilité des caractères portés par les individus de la population et repose sur
la survie des individus porteurs du caractère leur permettant une adaptation aux
modifications environnementales et leur conférant ainsi un avantage sélectif.
Remarque
L’utilisation d’insecticides provoque la résistance de certains insectes. Le milieu
n’est pas à l’origine de mutations dirigées, car les mutations se produisent au hasard.
L’utilisation de produits chimiques opère une sélection des individus porteurs
d’une mutation leur permettant de rendre inactif le produit utilisé.
La dérive génétique est le résultat d’un tri aléatoire des allèles lors de la reproduction.
Son effet est d’autant plus grand que la taille de la population est petite. La migration
tend à rendre homogènes les fréquences alléliques entre les populations.
Dans les populations à faible effectif, le taux de consanguinité est élevé et peut être
à l’origine d’un important problème de stérilité. Une peuplade du Sud de la Birmanie
est totalement isolée et le taux de consanguinité est tel que la population est en voie
d’extinction et ne compte plus aujourd’hui qu’une centaine d’individus. La consanguinité augmente également fortement le facteur de risque d’une maladie grave. Par
exemple, la probabilité d’apparition de la mucoviscidose est de 1/2 500 si les parents
ne sont pas apparentés et de 1/625 si les parents sont cousins germains.
Des mutations à l’origine de pathologies à l’état homozygote peuvent se révéler
bénéfiques à l’état hétérozygote et conférer un avantage sélectif à la population
concernée. C’est le cas de l’anémie falciforme. Les individus hétérozygotes sont
résistants au paludisme. En effet, le parasite Plasmodium falciparum se reproduit au
sein des hématies et chez ces individus, leur développement est fortement ralenti du
fait de la présence d’hématies falciformes. Les hématies parasitées sont également
soumises à une phagocytose intense, ce qui entraîne la mort des parasites.
Le génie génétique
Les avancées technologiques ont permis de déceler la variabilité au niveau de F ADN,
notamment la découverte des enzymes de restriction puis celle de la PCR (Polymerase
Chain Reaction).
Les enzymes de restriction sont produites par des bactéries. Ce sont des endonucléases
qui reconnaissent une séquence très courte d’ADN (4 à 6 nucléotides) palindromique
Dunod
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uem.
1.4 L'identité inaliénable...
Les sélections quant à elles orientent la survie et la reproduction des individus les
mieux adaptés aux conditions environnementales.
Les forces évolutives sont au nombre de quatre : mutation, sélection, dérive génique
et migration.
Les mutations sont à l’origine de la diversité, la sélection et la dérive génique
réalisent un « tri » parmi cette variabilité et accentuent les différences génétiques
entre les populations alors que la migration maintient des flux géniques .
La sélection naturelle est estimée en terme de « succès reproductif ». Elle nécessite
une variabilité des caractères portés par les individus de la population et repose sur
la survie des individus porteurs du caractère leur permettant une adaptation aux
modifications environnementales et leur conférant ainsi un avantage sélectif.
Remarque
L’utilisation d’insecticides provoque la résistance de certains insectes. Le milieu
n’est pas à l’origine de mutations dirigées, car les mutations se produisent au hasard.
L’utilisation de produits chimiques opère une sélection des individus porteurs
d’une mutation leur permettant de rendre inactif le produit utilisé.
La dérive génétique est le résultat d’un tri aléatoire des allèles lors de la reproduction.
Son effet est d’autant plus grand que la taille de la population est petite. La migration
tend à rendre homogènes les fréquences alléliques entre les populations.
Dans les populations à faible effectif, le taux de consanguinité est élevé et peut être
à l’origine d’un important problème de stérilité. Une peuplade du Sud de la Birmanie
est totalement isolée et le taux de consanguinité est tel que la population est en voie
d’extinction et ne compte plus aujourd’hui qu’une centaine d’individus. La consanguinité augmente également fortement le facteur de risque d’une maladie grave. Par
exemple, la probabilité d’apparition de la mucoviscidose est de 1/2 500 si les parents
ne sont pas apparentés et de 1/625 si les parents sont cousins germains.
Des mutations à l’origine de pathologies à l’état homozygote peuvent se révéler
bénéfiques à l’état hétérozygote et conférer un avantage sélectif à la population
concernée. C’est le cas de l’anémie falciforme. Les individus hétérozygotes sont
résistants au paludisme. En effet, le parasite Plasmodium falciparum se reproduit au
sein des hématies et chez ces individus, leur développement est fortement ralenti du
fait de la présence d’hématies falciformes. Les hématies parasitées sont également
soumises à une phagocytose intense, ce qui entraîne la mort des parasites.
Le génie génétique
Les avancées technologiques ont permis de déceler la variabilité au niveau de F ADN,
notamment la découverte des enzymes de restriction puis celle de la PCR (Polymerase
Chain Reaction).
Les enzymes de restriction sont produites par des bactéries. Ce sont des endonucléases
qui reconnaissent une séquence très courte d’ADN (4 à 6 nucléotides) palindromique
