Chap. 1. La cellule en action
de la vie sur la terre. Cette diversité extrême est liée à une forte unité. En effet, si
tous les êtres vivants sont formés de cellules renfermant leur matériel génétique sous
forme d’ADN et les outils permettant l’expression de cette information génétique,
les possibilités infinies d’enchaînement de nucléotides sont à l’origine de la diversité.
Seule la théorie de l’évolution permet d’expliquer ces constatations. Elle suppose
que toutes les espèces sont issues d’un organisme unique universel. LUC A (Last
Universal Common Ancestor) apparu il y a 3,8 milliards d’années.
La cellule originelle et révolution
Malgré une très grande diversité apparente, la terre étant peuplée de plusieurs
millions d’espèces différentes, le monde vivant présente une profonde unité.
La structure cellulaire, qu’elle soit procaryote ou eucaryote, présente une organisation
générale similaire. Le matériel génétique est porté par des molécules d’ADN formant
des chromosomes, le cytosol est délimité par une membrane et les systèmes de
production d’énergie et de synthèse de molécules organiques sont identiques. Les
modalités d’expression des gènes sont universelles et reposent sur le code génétique.
L’unicité comme la diversité ne peuvent s’expliquer que par les processus de l’évolution.
Celle-ci implique une filiation entre les espèces et une origine commune à toutes les
espèces.
Les premières formes de vie, apparues il y a quelque 3,8 milliards d’années, était des
cellules procaryotes, dépourvues de systèmes membranaires intracellulaires clos,
dont les bactéries actuelles sont les représentantes. Leur petite taille et leur structure
relativement simple limitent le nombre d’activités métaboliques pouvant se dérouler
simultanément. La sélection naturelle a favorisé pour certains Procaryotes l’acquisition
de niveaux de complexité croissants.
La différenciation d’un réseau endomembranaire caractérisant les Eucaryotes et se
traduisant par l’apparition d’organites spécialisés dans un petit nombre de fonctions
précises a considérablement augmenté l’efficacité du métabolisme cellulaire.
Une des conséquences a été adaptative. En effet, la compartimentation en organites
impose une régulation osmotique et la mise au point de signaux de communication
intracellulaires chez tous les organismes eucaryotes et de signaux intra- et intercellulaires chez les organismes pluricellulaires. Des mécanismes de franchissement des
membranes sont donc apparus comme des mécanismes de transduction des messages.
Les bactéries
La membrane plasmique a une structure classique de bicouche lipidique relativement
riche en protéines. Elle est entourée d’une paroi rigide de peptidoglycanes.
La composition du cytosol est comparable à celle des cellules eucaryotes. Ce dernier
assure toutes les fonctions remplies par le cytoplasme des cellules eucaryotes, mais
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