Chap. 12. Exemples de cellules
seulement des récepteurs spécifiques aux antigènes, mais également des récepteurs à
de nombreuses hormones et neurohormones dont l’effet global est une stimulation
de la réponse immunitaire.
Dans certains contextes environnementaux, la modulation de l’intervention de ces
médiateurs chimiques permet de mieux concevoir les conséquences des états des
situations de stress sur les réponses immunitaires, notamment dans les maladies
auto-immunes et psychosomatiques.
Le système nerveux central interagit avec le système immunitaire par l'intermédiaire de l'axe hypothalamo-hypophysaire, de l'innervation végétative des organes Lymphoïdes et de la libération de neurohormones dans Le milieu intérieur.
Le rôle de l’axe hypothalamo-hypophysaire
L’ACTH *
hypophysaire stimule les glandes corticosurrénaliennes qui augmentent
leur production de glucocorticoïdes. Ces médiateurs ont une action anti-inflammatoire
et immunosuppressive. Ils augmentent la libération des polynucléaires neutrophiles
par la moelle osseuse rouge et la durée de vie des cellules circulantes mais inhibent
leur accumulation aux sites d’inflammation. Il y a granulocytose sanguine. A
l’inverse, ils provoquent une redistribution extravasculaire et en particulier médullaire
des lymphocytes, principalement des lymphocytes thymiques (LT), ainsi qu’une
déplétion des monocytes. L’ACTH module également la croissance et la différenciation
des LB.
La GH *
agit en synergie avec les LT4 alors que les endorphines *
augmentent la
prolifération des LT stimulés par la reconnaissance antigénique.
Enfin, la prolactine *
hypothalamique module la réponse des LT à la réponse antigénique.
L action de ces médiateurs se réalise principalement au niveau du thymus et de la
rate.
Le rôle du système nerveux autonome
Les organes lymphoïdes reçoivent une innervation à prédominance sympathique.
Les lymphocytes B et T expriment des récepteurs adrénergiques. Par contre, les
macrophages expriment des récepteurs à l’acétylcholine et semblent contrôlés par le
système parasympathique.
Le système orthosympathique aide l’organisme à s’adapter à un environnement
délétère. Il est mis enjeu dans des situations d’urgence ou d’émotions fortes et au
niveau des organes lors d’épisodes de souffrance tissulaire.
Le système parasympathique intervient lors des phases de récupération.
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