Chap.ll. La communication intercellulaire
Les molécules hydrophiles à récepteurs membranaires
Ce sont des peptides ou de petites molécules chargées. Beaucoup d’entre elles agissent
sur l’activité d’enzymes déjà présentes dans la cellule. Leur action est donc rapide
mais relativement fugace. Les actions principales de quelques peptides neuronaux et
endocriniens sont illustrées dans le tableau 11.2.
Tableau 11.2 Actions de quelques molécules hydrophiles.
Hormones
Origine
Principaux effets métaboliques
GnRH
Hypothalamus
Stimulation du fonctionnement
antéhypophysaire
FSH
Hypophyse antérieure
Développement folliculaire
et synthèse d'œstrogènes
GLucagon
Cellules a pancréatiques
Glycogénolyse, néoglucogenèse
Adrénaline
Médullosurrénale
GLycogénolyse, Lipolyse, contraction
des cellules musculaires Lisses
Les molécules lipophiles à récepteurs membranaires
Ce sont des médiateurs à action paracrine et autocrine de nature glycoprotéique ou
lipidique. Dans ce dernier cas, les messagers lipophiles possèdent un grand nombre
de groupements fonctionnels les rendant hydrophiles donc inaptes à traverser la
membrane plasmique.
Les cytokines
Elles assurent la communication des cellules immunitaires entre elles et avec les
autres cellules. Elles sont également responsables des processus de croissance et de
différenciation cellulaires.
Ce sont des glycoprotéines à durée de vie brève (environ 1 minute) synthétisées par
des cellules différentes. Une même cytokine peut avoir des effets autres selon la
cellule cible (comme c’est également le cas pour certains neuromédiateurs). À l’inverse,
elles peuvent agir de manière collective avec addition de leurs effets, soit par synergie
soit par antagonisme.
Certaines cytokines stimulent la prolifération cellulaire telles que l’interleukine 2
sécrétée par les lymphocytes T auxiliaires, alors que d’autres l’inhibent comme le
facteur de nécrose des tumeurs.
La fixation des cytokines sur leurs récepteurs membranaires active des messagers
seconds intracellulaires.
Précédent

- 290/358

Suivant