Chap. 10. Le cytosquelette
Fonctions
La migration cellulaire
L’actine sous-membranaire sert d’appui à la polymérisation de nouvelles molécules,
ce qui a pour effet de repousser la membrane plasmique. Des lamellipodes se forment
ainsi et se disloquent en quelques secondes. Les cellules progressent en étirant leur
cytoplasme, puis en adhérant au tissu adjacent et ensuite en se rétractant et en retrouvant
leur forme initiale.
C’est le cas des leucocytes qui rejoignent des tissus qui sont le siège de processus
inflammatoires. Ils quittent la circulation pour s’infiltrer dans les tissus, attirés par
certains peptides bactériens.
C’est également le cas du spermatozoïde lors de la fécondation. Lorsque le gamète
mâle arrive à proximité de l’ovocyte dans la trompe utérine, il doit franchir la
zone pellucide qui entoure la cellule femelle. La réaction acrosomiale consiste en
l’exocytose d’enzymes lytiques qui modifient la structure de la zone pellucide.
Cette réaction provoque également l’augmentation du pH intracellulaire et du taux
de lipides membranaires du spermatozoïde. Ces changements cellulaires stimulent
alors la polymérisation de l’actine en filaments qui forment le tubule acrosomial
qui peut s’approcher de la cellule femelle et permettre la fusion membranaire et
la fécondation.
Une protéine régulatrice, la profiline, est avant la fécondation associée à l’actine G,
bloquant ainsi sa polymérisation. Lors de la fécondation, le taux de Ca2+ intracellulaire augmente brutalement, ce qui provoque le détachement de la profiline.
L’actine G se polymérise alors rapidement, permettant la formation du tube
acrosomien.
La traction sur la matrice extracellulaire
Les faisceaux contractiles d’actine sont reliés à la matrice par des molécules d’adhérence. (Chap. 2, § Molécules d’adhérence). Ils forment des fibres de tension dans les
fibroblastes du tissu conjonctif, ce qui rend les cellules capables de se contracter et
provoque une traction sur la matrice.
La cicatrisation des tissus endommagés repose sur cette capacité de traction. Par
1 intermédiaire de molécules d’adhérence, notamment de l’intégrine, les complexes
actine-intégnne formés permettent de rapprocher les lèvres de la blessure et
d initier les processus de cicatrisation.
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