9.2 Fonctions
L’une au moins des étapes du cycle doit donc être irréversible, et celle-ci est
consommatrice d’énergie.
La contraction musculaire
Les têtes globuleuses de myosine sont le siège d’une activité ATPasique. L’hydrolyse
de l’ATP se réalise en trois temps :
• formation d’un complexe myosine-ATP ;
• hydrolyse de l’ATP : étape irréversible :
ATP + H2O => complexe myosine-ADP + Pi ;
• dissociation du complexe myosine-ADP.
L’actine accélère la dissociation du complexe en se fixant à la myosine (Chap. 10 ).
Les microtubules et les mouvements cellulaires
• Mouvements d’organites
Les vésicules se déplacent le long de « rails » constitués par les microtubules à l’aide
de « moteurs » protéiques de dynéine et de kinésine. Le fonctionnement de ces
protéines est cyclique et couplé à l’hydrolyse de l’ATP.
La kinésine et la dynéine se déplacent le long du microtubule en entraînant les
organites auxquels elles sont liées.
• Divisions cellulaires
Les kinétochores sont les points d’attache des chromosomes sur les fibres fusoriales.
Ils les tractent lors de leur ascension polaire.
• Cils et flagelles
Ce sont des structures formées d’un assemblage de microtubules liés par de nombreuses
protéines, notamment la dynéine. Les déplacements des protéines le long des microtubules génèrent des contraintes, ce qui provoque l’ondulation des cils et flagelles
(Chap. 10. Le cytosquelette).
Le travail informatif
La fidélité génétique
La réplication de l’ADN comme l’appariement spécifique entre les acides aminés et
leurs ARN de transfert sont sources d’erreurs. Le taux de ces erreurs est de 10 - lors
des réplications, et le risque qu’une mutation ait des conséquences somatiques est de
10 3, ce qui provoquerait des dysfonctionnements cellulaires incompatibles avec la
poursuite de la vie. Des mécanismes enzymatiques de réparation endergoniques
abaissent le taux à 10-11 et assurent la stabilité génétique d un individu.
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