Chap. 8. Le cytosol
Le tissu adipeux est le site de stockage de l’essentiel des réserves de triglycérides.
Après l’hydrolyse des triglycérides, les acides gras sont libérés dans le sang et transportés aux tissus par l’albumine.
Le tissu nerveux ne peut utiliser les acides gras car les neurones sont glucodépendants. Lorsque l’apport glucidique est insuffisant, les cellules hépatiques
transforment les produits de la p-oxydation en corps cétoniques *
qui sont
exocytés dans le sang et transportés au système nerveux.
L'action hormonale
Les récepteurs hormonaux
Les récepteurs des ligands lipophiles sont intracellulaires. Les messagers sont transportés dans le sang et les liquides extracellulaires sous une forme soluble grâce à des
protéines transporteuses. Ils sont séparés de ces dernières au niveau de la membrane,
diffusent librement et se fixent sur un récepteur intracellulaire.
L’exemple de l’œstradiol
Dans les cellules utérines, des protéines cytosoliques présentent une grande affinité
pour l’œstradiol qu’elles lient de manière spécifique. Elles sont peu abondantes et
donc facilement saturables par un excès d’hormone relativement modéré.
Les complexes hormone-récepteur formés rejoignent ensuite le noyau où ils activent
l’expression de gènes « cibles », notamment ceux intervenant dans la croissance utérine.
L’obtention de dérivés hormonaux actifs : exemple de la testostérone
L’hormone est réduite dans le cytosol des cellules cibles en deux dérivés biologiquement actifs : l’androstanolone et le [3-androstanediol. Le premier stimule la division
cellulaire et le second la synthèse protéique.
Les deux dérivés se fixent sur des récepteurs hyaloplasmiques qui leur sont spécifiques
et les complexes agissent ensuite sur le génome.
les cellules thyroïdiennes
La thyroglobuline est véhiculée par des vésicules golgiennes jusqu’à la membrane
plasmique où elle est exocytée.
Juste avant la sécrétion de la molécule, le cytosol véhicule de l’iode apporté par le
milieu sanguin et intégré dans le milieu intracellulaire par un mécanisme actif ATP
dépendant. Les ions iodure sont ensuite fixés aux fractions Tyrosine de l’hormone.
Les résidus iodés des différentes chaînes polypeptidiques s’unissent, formant une tétraiodothyronine et une triiodothyronine qui sont les formes de stockage des hormones
thyroïdiennes T4 et T3* .
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