Chap. 7. Les lysosomes et les peroxysomes
néanmoins significative. La dégradation du glycogène à ce niveau est catalysée par
une transglucosidase.
Le déficit de cette enzyme provoque une accumulation de glycogène dans les
cellules musculaires squelettiques et myocardiques, ce qui génère des troubles
musculaires graves et des défaillances cardiaques.
C’est le cas de la maladie génétique de Pompé, qui est également une pathologie
de surcharge.
Les lysosomes et le vieillissement
Les lysosomes diminuent d’activité avec l’âge. Les protéines et le cholestérol sont
alors incomplètement dégradés, notamment au niveau des cellules cutanées, et donnent
naissance à des dépôts de lipofuschine qui expliquent les tâches de vieillesse de la
peau.
Un facteur de croissance des végétaux, le PGF {Plant Growth Factor), dont la
structure chimique est proche de celle des hormones stéroïdiennes est utilisé en
cosmétique. Cette molécule pénètre dans la peau et élimine les résidus toxiques.
Elle fragmente notamment la lipofuschine et favorise son élimination. Elle active
de plus la microcirculation et l’apport de nutriments essentiels.
7.2
LES PEROXYSOMES
Structure
Ce sont des vésicules unies par des petits canaux et disposées en réseau. Leur
membrane est fragile, car constituée de 30 % de lipides et 70 % de protéines, et fluide
par la pauvreté de son taux de cholestérol. Elle contient des transporteurs d’électrons
(cytochromes), des enzymes du métabolisme des lipides, des oxydoréductases et des
peroxines, enzymes assurant la fixation et le transfert de protéines dans le milieu
interne des organites. Ce sont les organites majeurs du catabolisme des acides gras à
longue chaîne carbonée.
Ils ont une grande capacité adaptative. Leur nombre ainsi que leur contenu dépendent
en effet des activités spécifiques de la cellule.
Les peroxysomes sont autoréplicables : ils se reproduisent eux-mêmes en se scindant
en deux sous l’action notamment d’un facteur de prolifération appelé PPA (Peroxisome
Proliferator Activated).
Précédent

- 214/358

Suivant