Chap. 3. Le noyau
Le cerveau se modifie au cours du temps, pue ce soit durant les pei iodes d apprentissages précoces et tardifs, au cours de la vie adulte ou chez les individus vieillissants. C’est la conséquence de la densité des connexions synaptiques qui existent
entre neurones. En effet, une synapse faisant partie d un circuit neuronique très
sollicité voit son efficacité augmenter (augmentation de taille et de perméabilité). À
l’inverse, une synapse d’un circuit peu utilisé régresse.
Les stimuli extérieurs augmentent la densité des connexions synaptiques et
permettent l’acquisition de nouvelles capacités : c’est la base de l’apprentissage
et de la mémorisation, reflétant la plasticité neuronale et l’adaptation à l’environnement. Lors de l’apprentissage d’une mélodie sur un piano, la répétition permet
la progression. Au début de la pratique, la zone corticale concernée est le siège
d’une activité électrique réduite. À la fin de l’entraînement, de nombreuses
synapses ont augmenté leur aire de jonction avec d’autres neurones ainsi que leur
perméabilité. L’activité électrique est plus intense et la conduction des messages
nerveux plus rapide. L’apprentissage a stimulé un grand nombre de réactions
métaboliques neuronales, et permis l’expression accrue de gènes.
Cependant, des facteurs internes évoluant selon l’âge de l’individu sont loin d’être
négligeables.
Les hormones neurohypophysaires protidiques sont retrouvées en différentes
régions encéphaliques, où elles exerceraient un rôle de modulation de la transmission des messages nerveux. L’ADH (hormone antidiurétique) semble favoriser
les processus de mémorisation, alors que l’ocytocine aurait un rôle antagoniste à
l’origine d’amnésies.
La fidélité conjugale serait également dépendante de l’ADH, bien que cela n’ait
pas encore été démontré chez l’homme. En revanche, une variété de Campagnol mâle
(petit mammifère) étudiée aux États-Unis se montre exclusive dès le premier
accouplement avec sa partenaire, or l’accouplement stimule la sécrétion d’un taux
élevé d’ADH.
De même, la mélatonine est sécrétée selon un rythme circadien (taux élevé la
nuit) par l’épiphyse, et voit sa concentration diminuer progressivement avec l’âge,
en même temps que des fonctions cognitives disparaissent. (Le taux est également
nettement plus faible chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer.) Cette
molécule neutralise certains radicaux libres tels que le radical OH, et protège l’ADN.
Cette action protectrice concerne tout spécialement le système nerveux central.
Au cours du vieillissement, le renouvellement moléculaire des neurones se réduit,
les synthèses de neuromédiateurs se raréfient, un nombre important de connexions
synaptique disparaît, et les fonctions mentales s’amenuisent.
Le cerveau se modifie au cours du temps, pue ce soit durant les pei iodes d apprentissages précoces et tardifs, au cours de la vie adulte ou chez les individus vieillissants. C’est la conséquence de la densité des connexions synaptiques qui existent
entre neurones. En effet, une synapse faisant partie d un circuit neuronique très
sollicité voit son efficacité augmenter (augmentation de taille et de perméabilité). À
l’inverse, une synapse d’un circuit peu utilisé régresse.
Les stimuli extérieurs augmentent la densité des connexions synaptiques et
permettent l’acquisition de nouvelles capacités : c’est la base de l’apprentissage
et de la mémorisation, reflétant la plasticité neuronale et l’adaptation à l’environnement. Lors de l’apprentissage d’une mélodie sur un piano, la répétition permet
la progression. Au début de la pratique, la zone corticale concernée est le siège
d’une activité électrique réduite. À la fin de l’entraînement, de nombreuses
synapses ont augmenté leur aire de jonction avec d’autres neurones ainsi que leur
perméabilité. L’activité électrique est plus intense et la conduction des messages
nerveux plus rapide. L’apprentissage a stimulé un grand nombre de réactions
métaboliques neuronales, et permis l’expression accrue de gènes.
Cependant, des facteurs internes évoluant selon l’âge de l’individu sont loin d’être
négligeables.
Les hormones neurohypophysaires protidiques sont retrouvées en différentes
régions encéphaliques, où elles exerceraient un rôle de modulation de la transmission des messages nerveux. L’ADH (hormone antidiurétique) semble favoriser
les processus de mémorisation, alors que l’ocytocine aurait un rôle antagoniste à
l’origine d’amnésies.
La fidélité conjugale serait également dépendante de l’ADH, bien que cela n’ait
pas encore été démontré chez l’homme. En revanche, une variété de Campagnol mâle
(petit mammifère) étudiée aux États-Unis se montre exclusive dès le premier
accouplement avec sa partenaire, or l’accouplement stimule la sécrétion d’un taux
élevé d’ADH.
De même, la mélatonine est sécrétée selon un rythme circadien (taux élevé la
nuit) par l’épiphyse, et voit sa concentration diminuer progressivement avec l’âge,
en même temps que des fonctions cognitives disparaissent. (Le taux est également
nettement plus faible chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer.) Cette
molécule neutralise certains radicaux libres tels que le radical OH, et protège l’ADN.
Cette action protectrice concerne tout spécialement le système nerveux central.
Au cours du vieillissement, le renouvellement moléculaire des neurones se réduit,
les synthèses de neuromédiateurs se raréfient, un nombre important de connexions
synaptique disparaît, et les fonctions mentales s’amenuisent.
