Chap. 19. Physique nucléaire
Quel que soit le mode de fission, la réaction s’accompagne d’un dégagement d’énergie de l'ordre de 200 MeV dû à la perte de masse et libère des neutrons rapides, deux
ou trois en général.
L'énergie libérée se trouve en grande partie sous forme d’énergie cinétique des
noyaux produits. En effet, les noyaux « fragments » qui, une fois séparés l’un de
l’autre, se repoussent par suite de leur charge positive et acquièrent ainsi une énergie
cinétique de recul.
Exemples de réactions de fission :
on
+292 U —>38 Sr +'5$ Xe +
2l on
+ énergie,
(neutron lent)
(neutrons rapides)
} on
+292 U —>39 K +'531 +
3on
+ énergie.
(neutron lent)
(neutrons rapides)
Remarque
La fission consomme un neutron mais en produit plus de deux qui sont disponibles
pour de nouvelles fissions. Il peut donc amorcer une réaction en chaîne qui peut se
propager dans toute la masse de manière explosive : c’est la bombe atomique.
Mais si l’on parvient à modérer, à freiner cette propagation, il est possible de
construire des piles atomiques.
19.4.3 Réactions de fusion
£
Une réaction de fusion est la réunion de deux noyaux légers, de faible
énergie de liaison, pour former des noyaux plus lourds d’énergie de liaison par nucléon plus élevée.
Pour réaliser la fusion de deux noyaux, il faut vaincre la répulsion coulombienne
pour les mettre en contact : il faut donc fournir de l’énergie cinétique, de l’ordre 100
k eV. par élévation de température. Cela implique d’opérer à des températures de
1 ordre de 10s K pour obtenir une agitation thermique suffisante.
À de telles températures la matière est à l’état de plasma : mélange en équilibre de
noyaux, chargés positivement, et d’électrons.
Exemples de réactions de fusion.
ï H + , H —> i He + 0 n + énergie.
3L1 + । H —> 2 ^He +ô n + énergie.
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