Page ci-contre et ci-dessous : au centre de I île de* Pins, une grotte submergée livre le» mystère» de *on hi»toire. A une époque
lointaine, coraux et madrépore* se développèrent en formant des couches épaisses. Par la suite, la mer se retira et le» cor au»
se transformèrent en roche que les eaux de pluie commencèrent à sculpter. Et. aujourd'hui, la cavité produite par l'érosion
karstique est entièrement comblée par de l'eau douce, qui conserve intacts ces témoignage* d'evenement» lointain*
Le faisceau lumineux de ma torche balayait le fond, fouillait le sable, s’insinuait entre les nocher.. embrasait de rouge
quelques alcyonaires et produisait d étranges reflets sur les petites touffes de coraux fluorescents Les formation*
coralliennes étaient peuplées d'énormes oursins aux piquants impressionnants.de crabes en quête de proies.de poissons ensommeillés. Dérangé par la lumière, un serpent de mer au corps décoré d'anneaux noirs et blanc s alla près
tement se réfugier sous un madrépore.
Le lendemain, nous partîmes à travers la jungle, emportant notre équipement de plongée, vers le centre de file,
où, dans une ancienne barrière corallienne, se trouvait notre nouvel objectif : un lac d'eau douce situé au-dessous du
niveau de la mer et où se sont conservés les témoignages les plus intimes de l'histoire de l’île. Car sous ce lac
s'ouvre une grotte immense, creusée dans le corail par lerosion atmosphénque, à l'époque où le niveau des mers
était beaucoup plus bas qu'aujourd’hui, et qui a ensuite été comblée par les eaux de pluie.
Progressant en douceur à petits coups de palmes réguliers, pour ne pas troubler la transparence de l'eau en soulevant la vase du fond, nous traversâmes de vastes salles, superbement décorées de stalagtites et de stalagmite-..
ces étranges sculptures produites au rythme des temps géologiques par les eaux d'infiltration chargées de rési
dus minéraux dont elles déposent ensuite une partie sur les parois des grottes.
Nous nous déplacions exactement comme si nous étions dans un lieu sacré, entre des
structures jadis vivantes et en constante mutation, mais aujourd'hui figées par cette même
eau qui les a produites et qui les tient désormais à lecart des vicissitudes du temps. Puis
nous sortîmes de la grotte et nous traversâmes à nouveau la jungle, jusqu’au lagon où un
bateau nous emmena au large, en plein océan.
La mémoire permet d’abolir le temps et la distance qui séparent les différentes expé
riences de la vie. C'est ainsi que, voguant à bord d’un vaisseau imaginaire, mes souvenirs
abandonnent la Nouvelle-Calédonie et mettent alors cap au nord-est pour m emmener
vers les côtes de la Californie, à la découverte d'un autre univers fascinant : les forêts
submergées de kelp...
lointaine, coraux et madrépore* se développèrent en formant des couches épaisses. Par la suite, la mer se retira et le» cor au»
se transformèrent en roche que les eaux de pluie commencèrent à sculpter. Et. aujourd'hui, la cavité produite par l'érosion
karstique est entièrement comblée par de l'eau douce, qui conserve intacts ces témoignage* d'evenement» lointain*
Le faisceau lumineux de ma torche balayait le fond, fouillait le sable, s’insinuait entre les nocher.. embrasait de rouge
quelques alcyonaires et produisait d étranges reflets sur les petites touffes de coraux fluorescents Les formation*
coralliennes étaient peuplées d'énormes oursins aux piquants impressionnants.de crabes en quête de proies.de poissons ensommeillés. Dérangé par la lumière, un serpent de mer au corps décoré d'anneaux noirs et blanc s alla près
tement se réfugier sous un madrépore.
Le lendemain, nous partîmes à travers la jungle, emportant notre équipement de plongée, vers le centre de file,
où, dans une ancienne barrière corallienne, se trouvait notre nouvel objectif : un lac d'eau douce situé au-dessous du
niveau de la mer et où se sont conservés les témoignages les plus intimes de l'histoire de l’île. Car sous ce lac
s'ouvre une grotte immense, creusée dans le corail par lerosion atmosphénque, à l'époque où le niveau des mers
était beaucoup plus bas qu'aujourd’hui, et qui a ensuite été comblée par les eaux de pluie.
Progressant en douceur à petits coups de palmes réguliers, pour ne pas troubler la transparence de l'eau en soulevant la vase du fond, nous traversâmes de vastes salles, superbement décorées de stalagtites et de stalagmite-..
ces étranges sculptures produites au rythme des temps géologiques par les eaux d'infiltration chargées de rési
dus minéraux dont elles déposent ensuite une partie sur les parois des grottes.
Nous nous déplacions exactement comme si nous étions dans un lieu sacré, entre des
structures jadis vivantes et en constante mutation, mais aujourd'hui figées par cette même
eau qui les a produites et qui les tient désormais à lecart des vicissitudes du temps. Puis
nous sortîmes de la grotte et nous traversâmes à nouveau la jungle, jusqu’au lagon où un
bateau nous emmena au large, en plein océan.
La mémoire permet d’abolir le temps et la distance qui séparent les différentes expé
riences de la vie. C'est ainsi que, voguant à bord d’un vaisseau imaginaire, mes souvenirs
abandonnent la Nouvelle-Calédonie et mettent alors cap au nord-est pour m emmener
vers les côtes de la Californie, à la découverte d'un autre univers fascinant : les forêts
submergées de kelp...
