Le mimétisme
O
U
ne grande partie de
l'évolution des organismes marins dépend
de l'incessante confrontation entre proies et
prédateurs. Or, parmi les mécanismes qui permettent aux premières comme aux seconds
d’assurer leur survie, il y a le mimétisme. c’est-à-dire l'art de se faire
passer pour ce que l'on n'est pas.
Peu importe la façon de s’y prendre
- et les stratégies sont variées -,
l’important c'est que « ça marche ».
Cest ainsi, par exemple, qu'une sole
parvient à modifier la coloration de
sa peau pour se confondre avec le
fond sur lequel elle est posée. Un
peu plus perfectionnée encore est la
technique du poulpe, dont la peau
peut devenir lisse ou rugueuse selon
la nature de son environnement.
Dans de nombreux cas, l'arrièreplan qu'il s'agit d'imiter est un organisme vivant. Le pêcheur des
Sargasses est un poisson de la
famille des antennariidés dont le
corps est couvert de protubérances
et de lambeaux cutanés semblables
aux algues brunes flottantes au
milieu desquelles il vit Pour les
minuscules crevettes Periclimenes
imperator, l'élément à imiter peut
être le corps d’une étoile de mer ou
Tous les crustacés ne peuvent pas compter sur leur carapace pour se
protéger. Les plus petits, en particulier, doivent recourir au mimétisme,
en prenant, par exemple, les couleurs d’un alcyonaire (ci-dessus) ou d’un
antédon (en bas, à gauche), comme le fait cette Allogalathea elegans jaune
et noir. On voit aussi sur cette page deux poissons qui paraissent identiques,
alors qu’il s’agit d’espèces différentes : en haut, à gauche, Canthigaster valentini
a la particularité de sécréter un mucus toxique lorsqu’il se sent menacé ; le
poisson-lime Paraluteres prionurus (ci-dessous) est, en revanche, inoffensif et
comestible, mais, comme les prédateurs le confondent avec son « sosie »,
ils évitent de s’en prendre à lui.
O
U
ne grande partie de
l'évolution des organismes marins dépend
de l'incessante confrontation entre proies et
prédateurs. Or, parmi les mécanismes qui permettent aux premières comme aux seconds
d’assurer leur survie, il y a le mimétisme. c’est-à-dire l'art de se faire
passer pour ce que l'on n'est pas.
Peu importe la façon de s’y prendre
- et les stratégies sont variées -,
l’important c'est que « ça marche ».
Cest ainsi, par exemple, qu'une sole
parvient à modifier la coloration de
sa peau pour se confondre avec le
fond sur lequel elle est posée. Un
peu plus perfectionnée encore est la
technique du poulpe, dont la peau
peut devenir lisse ou rugueuse selon
la nature de son environnement.
Dans de nombreux cas, l'arrièreplan qu'il s'agit d'imiter est un organisme vivant. Le pêcheur des
Sargasses est un poisson de la
famille des antennariidés dont le
corps est couvert de protubérances
et de lambeaux cutanés semblables
aux algues brunes flottantes au
milieu desquelles il vit Pour les
minuscules crevettes Periclimenes
imperator, l'élément à imiter peut
être le corps d’une étoile de mer ou
Tous les crustacés ne peuvent pas compter sur leur carapace pour se
protéger. Les plus petits, en particulier, doivent recourir au mimétisme,
en prenant, par exemple, les couleurs d’un alcyonaire (ci-dessus) ou d’un
antédon (en bas, à gauche), comme le fait cette Allogalathea elegans jaune
et noir. On voit aussi sur cette page deux poissons qui paraissent identiques,
alors qu’il s’agit d’espèces différentes : en haut, à gauche, Canthigaster valentini
a la particularité de sécréter un mucus toxique lorsqu’il se sent menacé ; le
poisson-lime Paraluteres prionurus (ci-dessous) est, en revanche, inoffensif et
comestible, mais, comme les prédateurs le confondent avec son « sosie »,
ils évitent de s’en prendre à lui.
