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sur plus de 350 kilomètres. Oc ce
type d’accident, qui affecte principalement les zones littorales, n'est
qu'un des aspects des dégâts provoqués par les transports pétroliers.
En mer du Nord et dans l'Atlantique
Nord, on estime que le pétrole
cause chaque année la mort de
150 000 à 450 000 oiseaux et que
les composés chimiques présents
dans les hydrocarbures interfèrent,
même à très faibles doses, sur les
cycles vitaux des organismes marins.
Un milligramme de pétrole par litre
d'eau peut suffire à détériorer les
larves des poissons pélagiques, et
certaines espèces sont même sensibles à des pourcentages plus
infimes. Pourtant, bon nombre de
pétroliers continuent de vidanger
Ci-dessus : des touffes verdâtres de mucilage accrochées aux rameaux d’une
gorgone flottent dans le courant. Des phénomènes comme celui-ci, qui se
limitaient autrefois aux bassins fermés ou aux eaux de surface, ont fait leur
apparition, depuis une dizaine d’années, dans des eaux relativement profondes
et à distance des côtes. Sans doute favorisé par une accumulation de
substances nutritives, par des hivers cléments qui ralentissent la circulation
des eaux et par des précipitations plus intenses, le mucilage tend à se
répandre à certaines périodes de l’année, sans que l’on parvienne pour autant
à en déterminer l’origine avec précision. Produit par l’association d’algues
filamenteuses et de micro-algues, il s’implante sur des substrats durs et sur
des organismes marins, notamment des gorgones, dont il étouffe les polypes
et détruit les tissus vivants si sa présence est prolongée. A droite : une épave
attire de nombreuses formes de vie. Mais elle peut aussi devenir un piège
pour les poissons si ses eaux sont fréquentées par de nombreux bateaux de
pêche, dont les filets s’accrochent à ses aspérités en y laissant des lambeaux
qui s’accumulent au fil des années. Du fait que ces filets sont aujourd’hui en
fibres synthétiques imputrescibles, ils demeurent dangereux très longtemps.
Les poissons qui s’approchent de l’épave à la recherche de nourriture peuvent
ainsi se faire prendre et mourir, s’il n’y a pas d’intervention directe de
l’homme. Mais le risque vaut également pour les plongeurs, dont plus d’un
s’est empêtré dans les mailles de ces pièges invisibles et tenaces.
leurs citernes en pleine mer, au lieu
de le faire dans les conditions de
sécurité prévues par la réglementation internationale sur la pollution.
Le plus préoccupant, c'est que la
mer forme un ensemble solidaire où
nen ne se produit sans répercussions proches ou lointaines. Les
effets du pétrole peuvent être multipliés par une augmentation de la
température ou par l'interaction de
substances chimiques capables d’entrer dans les chaînes alimentaires et
d'interférer dans la biologie des
organismes impliqués. L'accumulation de composés organiques
toxiques a réduit le potentiel reproductif de nombreux oiseaux de mer
et sans doute aussi de certaines
populations de cétacés. Or, de ceuxci à l'homme, la distance est
moindre qu'on ne le pense généralement : les dangers auxquels la mer
est exposée sont aussi une menace
pour nous.
sur plus de 350 kilomètres. Oc ce
type d’accident, qui affecte principalement les zones littorales, n'est
qu'un des aspects des dégâts provoqués par les transports pétroliers.
En mer du Nord et dans l'Atlantique
Nord, on estime que le pétrole
cause chaque année la mort de
150 000 à 450 000 oiseaux et que
les composés chimiques présents
dans les hydrocarbures interfèrent,
même à très faibles doses, sur les
cycles vitaux des organismes marins.
Un milligramme de pétrole par litre
d'eau peut suffire à détériorer les
larves des poissons pélagiques, et
certaines espèces sont même sensibles à des pourcentages plus
infimes. Pourtant, bon nombre de
pétroliers continuent de vidanger
Ci-dessus : des touffes verdâtres de mucilage accrochées aux rameaux d’une
gorgone flottent dans le courant. Des phénomènes comme celui-ci, qui se
limitaient autrefois aux bassins fermés ou aux eaux de surface, ont fait leur
apparition, depuis une dizaine d’années, dans des eaux relativement profondes
et à distance des côtes. Sans doute favorisé par une accumulation de
substances nutritives, par des hivers cléments qui ralentissent la circulation
des eaux et par des précipitations plus intenses, le mucilage tend à se
répandre à certaines périodes de l’année, sans que l’on parvienne pour autant
à en déterminer l’origine avec précision. Produit par l’association d’algues
filamenteuses et de micro-algues, il s’implante sur des substrats durs et sur
des organismes marins, notamment des gorgones, dont il étouffe les polypes
et détruit les tissus vivants si sa présence est prolongée. A droite : une épave
attire de nombreuses formes de vie. Mais elle peut aussi devenir un piège
pour les poissons si ses eaux sont fréquentées par de nombreux bateaux de
pêche, dont les filets s’accrochent à ses aspérités en y laissant des lambeaux
qui s’accumulent au fil des années. Du fait que ces filets sont aujourd’hui en
fibres synthétiques imputrescibles, ils demeurent dangereux très longtemps.
Les poissons qui s’approchent de l’épave à la recherche de nourriture peuvent
ainsi se faire prendre et mourir, s’il n’y a pas d’intervention directe de
l’homme. Mais le risque vaut également pour les plongeurs, dont plus d’un
s’est empêtré dans les mailles de ces pièges invisibles et tenaces.
leurs citernes en pleine mer, au lieu
de le faire dans les conditions de
sécurité prévues par la réglementation internationale sur la pollution.
Le plus préoccupant, c'est que la
mer forme un ensemble solidaire où
nen ne se produit sans répercussions proches ou lointaines. Les
effets du pétrole peuvent être multipliés par une augmentation de la
température ou par l'interaction de
substances chimiques capables d’entrer dans les chaînes alimentaires et
d'interférer dans la biologie des
organismes impliqués. L'accumulation de composés organiques
toxiques a réduit le potentiel reproductif de nombreux oiseaux de mer
et sans doute aussi de certaines
populations de cétacés. Or, de ceuxci à l'homme, la distance est
moindre qu'on ne le pense généralement : les dangers auxquels la mer
est exposée sont aussi une menace
pour nous.
