au nord, jusqu'à Abou Nouhas, sur les « récifs des assurances », ainsi baptisés en raison du grand nombre d'épaves consécutives aux batailles navales
que l'on y trouve, et qui ont engendré la rumeur selon laquelle il s'agirait de
naufrages provoqués délibérément pour toucher des pnmes substantielles.
A l'époque où j'y suis allé, cela représentait au moins six heures de navigation en felouque, avec le nsque d’être brusquement confronté à des vents
contraires et de devoir faire demi-tour alors qu'on était à proximité du but
Mais, quand on y parvenait, on trouvait toutes sortes d'épaves d'époques
très diverses, qui sont autant d'aubaines pour les amateurs de « plongée historique ». Au pied d'un récif-bamère affleurant la surface, on pouvait passer
en revue le mystérieux Carnatic (dont on doit l’identification à Andrea
Ghisotti, l’un des auteurs de ce livre), un steamer de la Compagnie des Indes
coulé à pic en 1869, le Markos D, le Dana ou le Ghiannis, dont les noms, en
partie effacés par la corrosion, sont à peine déchiffrables.
La nuit, nous dormions sur le sable doux et chaud de l’île de Gobai, bercés
par la rumeur lointaine des grands navires qui. après avoir franchi le canal de
Suez, faisaient route vers l’océan Indien.
Un peu plus au sud. presque au pied de l'ultime prolongement du Sinaï,
repose, sur un fond sableux souvent battu par les courants, un grand cargo
anglais, le Thistlegorm, coupé en deux par les bombes de l’aviation allemande
en 1941. Réquisitionné par la Royal Navy, il transportait tout un matériel à
destination militaire que l'on peut encore identifier : locomotives, wagons,
motocyclettes avec leurs pneus intacts, petits camions, chenilles, caisses de
munitions, mitrailleuses, ailes d'avions.
Ci-dessus : un poisson-lime (Aluterus scriptus) s’est mêlé à un petit groupe de pagres
(Acanthopagmt bifoidatus) et de quelques Lethrinus. A droite : avec ses tentacules
rétractiles, cette holothurie (Boodschio sp.) capture des particules organiques dont
profitent également les polypes de l'alcyonaire, qui semble lui servir de support.
que l'on y trouve, et qui ont engendré la rumeur selon laquelle il s'agirait de
naufrages provoqués délibérément pour toucher des pnmes substantielles.
A l'époque où j'y suis allé, cela représentait au moins six heures de navigation en felouque, avec le nsque d’être brusquement confronté à des vents
contraires et de devoir faire demi-tour alors qu'on était à proximité du but
Mais, quand on y parvenait, on trouvait toutes sortes d'épaves d'époques
très diverses, qui sont autant d'aubaines pour les amateurs de « plongée historique ». Au pied d'un récif-bamère affleurant la surface, on pouvait passer
en revue le mystérieux Carnatic (dont on doit l’identification à Andrea
Ghisotti, l’un des auteurs de ce livre), un steamer de la Compagnie des Indes
coulé à pic en 1869, le Markos D, le Dana ou le Ghiannis, dont les noms, en
partie effacés par la corrosion, sont à peine déchiffrables.
La nuit, nous dormions sur le sable doux et chaud de l’île de Gobai, bercés
par la rumeur lointaine des grands navires qui. après avoir franchi le canal de
Suez, faisaient route vers l’océan Indien.
Un peu plus au sud. presque au pied de l'ultime prolongement du Sinaï,
repose, sur un fond sableux souvent battu par les courants, un grand cargo
anglais, le Thistlegorm, coupé en deux par les bombes de l’aviation allemande
en 1941. Réquisitionné par la Royal Navy, il transportait tout un matériel à
destination militaire que l'on peut encore identifier : locomotives, wagons,
motocyclettes avec leurs pneus intacts, petits camions, chenilles, caisses de
munitions, mitrailleuses, ailes d'avions.
Ci-dessus : un poisson-lime (Aluterus scriptus) s’est mêlé à un petit groupe de pagres
(Acanthopagmt bifoidatus) et de quelques Lethrinus. A droite : avec ses tentacules
rétractiles, cette holothurie (Boodschio sp.) capture des particules organiques dont
profitent également les polypes de l'alcyonaire, qui semble lui servir de support.
