au-dessus du fond. Instantanément, par réflexe défensif, l'animal
hérissait les redoutables rayons venimeux de sa nageoire dorsale. dont la piqûre peut être mortelle. Ali le laissait aussitôt
retomber, puis le soulevait de nouveau, et ainsi de suite pendant
plus d'une dizaine de minutes, jusqu'à ce que le poisson pierre
commence à donner des signes de fatigue : sa nageoire finissait
par ne plus se dresser malgré les incessantes sollicitations du
plongeur. Alors celui-ci. sachant qu'il n'avait désormais plus nen
à craindre, glissait sa main sous le corps de l'animal, le prenait et
le posait doucement sur sa tête.
Un peu plus au sud se trouve Careless : deux formations
coniques affleurant à peine, un haut-fond et un jardin de corail
où le plongeur voit se matérialiser ses rêves les plus audacieux
Mais, pour vivre une véritable aventure, il faut aller encore plus
Quand le vent n'est pas trop violent on met
cap au nord pour se rendre aux récifs
d'Oum Gamar et de Careless. Dans ce secteur, la navigation est toujours difficile, et
notre petite felouque dut plus d'une fois
faire demi-tour Mais, si l'on ne se décourage
pas, on est récompensé par la vision des
grands poissons-napoléons de l*île d'Oum
Gamar et à une dizaine de minutes de là.
par un haut-fond creusé de grottes, où l'incidence des rayons du soleil découpe des
cônes lumineux d'une incroyable beauté,
au milieu desquels évoluent comme sous
une multitude de projecteurs, d'énormes
poissons-soldats rouges.
C'est là que j'ai rencontré certains des plus
gros poissons-pierres qu'il m'ait été donné
de voir Ali, sans doute le premier plongeur
égyptien, fils d’un ministre et descendant du
célèbre Saladin (de son vrai nom Salah alDin Yusuf), était arrivé à les apprivoiser
Jusqu'alors, il n'avait jamais voulu me révéler
sa méthode, un secret qu'il gardait jalousement soit parce qu'il attendait de pouvoir
en faire état dans un livre comme celui-ci.
soit parce qu'il craignait de faire des émules.
Voici donc quel est ce secret Avec un petit
bâton. Ali soulevait légèrement le poisson
hérissait les redoutables rayons venimeux de sa nageoire dorsale. dont la piqûre peut être mortelle. Ali le laissait aussitôt
retomber, puis le soulevait de nouveau, et ainsi de suite pendant
plus d'une dizaine de minutes, jusqu'à ce que le poisson pierre
commence à donner des signes de fatigue : sa nageoire finissait
par ne plus se dresser malgré les incessantes sollicitations du
plongeur. Alors celui-ci. sachant qu'il n'avait désormais plus nen
à craindre, glissait sa main sous le corps de l'animal, le prenait et
le posait doucement sur sa tête.
Un peu plus au sud se trouve Careless : deux formations
coniques affleurant à peine, un haut-fond et un jardin de corail
où le plongeur voit se matérialiser ses rêves les plus audacieux
Mais, pour vivre une véritable aventure, il faut aller encore plus
Quand le vent n'est pas trop violent on met
cap au nord pour se rendre aux récifs
d'Oum Gamar et de Careless. Dans ce secteur, la navigation est toujours difficile, et
notre petite felouque dut plus d'une fois
faire demi-tour Mais, si l'on ne se décourage
pas, on est récompensé par la vision des
grands poissons-napoléons de l*île d'Oum
Gamar et à une dizaine de minutes de là.
par un haut-fond creusé de grottes, où l'incidence des rayons du soleil découpe des
cônes lumineux d'une incroyable beauté,
au milieu desquels évoluent comme sous
une multitude de projecteurs, d'énormes
poissons-soldats rouges.
C'est là que j'ai rencontré certains des plus
gros poissons-pierres qu'il m'ait été donné
de voir Ali, sans doute le premier plongeur
égyptien, fils d’un ministre et descendant du
célèbre Saladin (de son vrai nom Salah alDin Yusuf), était arrivé à les apprivoiser
Jusqu'alors, il n'avait jamais voulu me révéler
sa méthode, un secret qu'il gardait jalousement soit parce qu'il attendait de pouvoir
en faire état dans un livre comme celui-ci.
soit parce qu'il craignait de faire des émules.
Voici donc quel est ce secret Avec un petit
bâton. Ali soulevait légèrement le poisson
