celles-ci doivent servir de réceptacle
à une grande quantité d'œufs. Et puis
il y a des espèces hermaphrodites,
où chaque individu est capable d'assumer simultanément ou alternativement la fonction mâle et la fonction
femelle.
L'alternance de formes différentes,
chacune en mesure de se reproduire selon un procédé spécifique
(sexué ou asexué), est très répandue chez les cœlentérés et les
algues. En voyant certaines petites
méduses planctoniques nageant
librement dans l'eau, on a du mal à
imaginer qu'il s'agit en fait de l'un des
stades du cycle vital d'un hydrozoaire qui se fixe au fond marin à
son stade polype. Un phénomène
analogue s'observe chez certaines
algues, dont on ne peut voir à l'œil
nu que la phase macroscopique de
Les stratégies de la reproduction,
enfin, peuvent se ramener à ce que
les biologistes ont l'habitude de désigner par les lettres k et n c'est-à-dire
par la formule mathématique de la
croissance logistique d'une population telle qu’on l'a étudiée de façon
à perpéhjer l'espèce. Les organismes
de type k. dont font partie l'homme,
les cétacés, de nombreux squales et
certains invertébrés, sont ceux qui
peuvent faire preuve d’un certain
« sens parental ». Ils donnent naissance à un nombre beaucoup plus
limité de descendants, lesquels sont
dotés de moyens de défense naturels dès les premiers stades de leur
approfondie depuis 1920. Les
espèces à stratégie r mettent au
monde un nombre très élevé de
descendants, en laissant à la sélection
naturelle la tâche de conserver en
vie uniquement ceux qui sont aptes
Ci-dessus : soutenues par l'eau, ces délicates structures de même couleur que
l’animal dont elles sont issues sont le produit de la ponte d’une petite crevette
rouge (Hexabranchus sanguineus). Pour cette nouvelle génération, la lutte pour
la vie a déjà commencé : beaucoup d’œufs seront détruits avant même d’avoir
eu le temps d’éclore, et une grande partie du reste sera la proie d’autres
organismes. Un très petit nombre d’individus seulement survivront jusqu à
l’âge adulte pour assurer la transmission des gènes de l’espèce à la génération
suivante. A droite : cette étoile de mer témoigne d’un des modes de
reproduction les plus étranges que l’on puisse observer dans le monde marin :
la scissiparité. Si ce phénomène est fréquent chez les formes de vie
rudimentaires, il tend à disparaître chez les organismes plus évolués
comme les étoiles de mer. Chez ces dernières, pourtant, beaucoup
sont capables, comme c’est le cas ici, de produire un nouvel individu
à partir d’un seul de leurs bras,séparé du corps par un accident
ou à la suite de l’attaque d’un prédateur.
suffisante et qu'ils soient alors
capables (parfois par transmission
culturelle, comme c'est le cas chez
l'homme) de vivre seuls.
à une grande quantité d'œufs. Et puis
il y a des espèces hermaphrodites,
où chaque individu est capable d'assumer simultanément ou alternativement la fonction mâle et la fonction
femelle.
L'alternance de formes différentes,
chacune en mesure de se reproduire selon un procédé spécifique
(sexué ou asexué), est très répandue chez les cœlentérés et les
algues. En voyant certaines petites
méduses planctoniques nageant
librement dans l'eau, on a du mal à
imaginer qu'il s'agit en fait de l'un des
stades du cycle vital d'un hydrozoaire qui se fixe au fond marin à
son stade polype. Un phénomène
analogue s'observe chez certaines
algues, dont on ne peut voir à l'œil
nu que la phase macroscopique de
Les stratégies de la reproduction,
enfin, peuvent se ramener à ce que
les biologistes ont l'habitude de désigner par les lettres k et n c'est-à-dire
par la formule mathématique de la
croissance logistique d'une population telle qu’on l'a étudiée de façon
à perpéhjer l'espèce. Les organismes
de type k. dont font partie l'homme,
les cétacés, de nombreux squales et
certains invertébrés, sont ceux qui
peuvent faire preuve d’un certain
« sens parental ». Ils donnent naissance à un nombre beaucoup plus
limité de descendants, lesquels sont
dotés de moyens de défense naturels dès les premiers stades de leur
approfondie depuis 1920. Les
espèces à stratégie r mettent au
monde un nombre très élevé de
descendants, en laissant à la sélection
naturelle la tâche de conserver en
vie uniquement ceux qui sont aptes
Ci-dessus : soutenues par l'eau, ces délicates structures de même couleur que
l’animal dont elles sont issues sont le produit de la ponte d’une petite crevette
rouge (Hexabranchus sanguineus). Pour cette nouvelle génération, la lutte pour
la vie a déjà commencé : beaucoup d’œufs seront détruits avant même d’avoir
eu le temps d’éclore, et une grande partie du reste sera la proie d’autres
organismes. Un très petit nombre d’individus seulement survivront jusqu à
l’âge adulte pour assurer la transmission des gènes de l’espèce à la génération
suivante. A droite : cette étoile de mer témoigne d’un des modes de
reproduction les plus étranges que l’on puisse observer dans le monde marin :
la scissiparité. Si ce phénomène est fréquent chez les formes de vie
rudimentaires, il tend à disparaître chez les organismes plus évolués
comme les étoiles de mer. Chez ces dernières, pourtant, beaucoup
sont capables, comme c’est le cas ici, de produire un nouvel individu
à partir d’un seul de leurs bras,séparé du corps par un accident
ou à la suite de l’attaque d’un prédateur.
suffisante et qu'ils soient alors
capables (parfois par transmission
culturelle, comme c'est le cas chez
l'homme) de vivre seuls.
