DANS LA SOIRÉE, après ma dernière plongée, je pense à nouveau a l’avenir de Belize
et de son extraordinaire récif-barriere. Je me souviens d une conversation recente
Le gouvernement colonial britannique a créé la première réserve
naturelle de Hehxe à Half Moon Cay, sur le récif de Lighthouse,
en 1928. Le fou à pieds rouges et la splendide frégate sont parmi
les oiseaux qui y jouissent d'une protection totale.
avec un pêcheur à Placencia, un village de la cote sud, a 160 kilométrés
de l’endroit où nous avons mouillé ce soir.
Villamar Godfrey a partagé avec moi d’extraordinaires histoires
autour d’une bière. Il raconte qu’il était autrefois capable de prévoir le temps
en fonction de l’orientation des petits lézards le soir. Il ne peut plus le faire
aujourd’hui, car les changements climatiques causés par la destruction de
la mangrove perturbent les lézards.
Villamar parle également des fous affamés qui se pendent aux arbres
quand ils ne peuvent pas trouver de nourriture, pour ne pas mourir de
faim. Il dit encore que les pélicans, qui plongent chaque jour dans l’eau
pour se nourrir, se brisent intentionnellement le cou lors de leur dernière
plongée, lorsqu’ils sont trop vieux pour pêcher.
Quand il parle de protection, Villamar se sent concerné par le récif,
qui à son avis est menacé par les rejets chargés de produits chimiques en provenance des exploitations d’agrumes et par les dragages dans la mangrove, pour créer
des ports en eau profonde. Nous avons pourtant conclu sur une note positive. « Veuxtu plonger avec un requin-baleine ? » m’a-t-il demandé. « Cherche les oiseaux de
mer, à 1 mille environ de la côte, et là tu trouveras le requin-baleine ».
L’intérêt des pêcheurs comme Villamar pour le récif est pris très au sérieux
par Jacque Carter, un professeur de biologie de l’Université de la NouvelleAngleterre. Comme Carter est très familier des problèmes de protection à Belize
et dans les Caraïbes, le CEDAM International l’a invité à nos premières réunions
de travail, où il a plaidé en faveur de la prise en compte du récif-barrière de Belize.
Plus tard, lorsque je lui ai parlé de mon projet de livre, il m’a envoyé un amusant
compte-rendu de sa contribution à la création de la réserve marine de Belize.
Carter est venu à Belize en 1984, sous les auspices du Wildlife Conservation International, pour participer à l’élaboration d’un programme de recherche
et de protection du récif. Des représentants du gouvernement et des pêcheurs locaux
lui avaient rapporté d’inquiétantes rumeurs sur la diminution des captures du mérou
de Nassau (Eptnepbelus striatus), base de la pêche locale.
40
le Récif-Barrière de Belize
et de son extraordinaire récif-barriere. Je me souviens d une conversation recente
Le gouvernement colonial britannique a créé la première réserve
naturelle de Hehxe à Half Moon Cay, sur le récif de Lighthouse,
en 1928. Le fou à pieds rouges et la splendide frégate sont parmi
les oiseaux qui y jouissent d'une protection totale.
avec un pêcheur à Placencia, un village de la cote sud, a 160 kilométrés
de l’endroit où nous avons mouillé ce soir.
Villamar Godfrey a partagé avec moi d’extraordinaires histoires
autour d’une bière. Il raconte qu’il était autrefois capable de prévoir le temps
en fonction de l’orientation des petits lézards le soir. Il ne peut plus le faire
aujourd’hui, car les changements climatiques causés par la destruction de
la mangrove perturbent les lézards.
Villamar parle également des fous affamés qui se pendent aux arbres
quand ils ne peuvent pas trouver de nourriture, pour ne pas mourir de
faim. Il dit encore que les pélicans, qui plongent chaque jour dans l’eau
pour se nourrir, se brisent intentionnellement le cou lors de leur dernière
plongée, lorsqu’ils sont trop vieux pour pêcher.
Quand il parle de protection, Villamar se sent concerné par le récif,
qui à son avis est menacé par les rejets chargés de produits chimiques en provenance des exploitations d’agrumes et par les dragages dans la mangrove, pour créer
des ports en eau profonde. Nous avons pourtant conclu sur une note positive. « Veuxtu plonger avec un requin-baleine ? » m’a-t-il demandé. « Cherche les oiseaux de
mer, à 1 mille environ de la côte, et là tu trouveras le requin-baleine ».
L’intérêt des pêcheurs comme Villamar pour le récif est pris très au sérieux
par Jacque Carter, un professeur de biologie de l’Université de la NouvelleAngleterre. Comme Carter est très familier des problèmes de protection à Belize
et dans les Caraïbes, le CEDAM International l’a invité à nos premières réunions
de travail, où il a plaidé en faveur de la prise en compte du récif-barrière de Belize.
Plus tard, lorsque je lui ai parlé de mon projet de livre, il m’a envoyé un amusant
compte-rendu de sa contribution à la création de la réserve marine de Belize.
Carter est venu à Belize en 1984, sous les auspices du Wildlife Conservation International, pour participer à l’élaboration d’un programme de recherche
et de protection du récif. Des représentants du gouvernement et des pêcheurs locaux
lui avaient rapporté d’inquiétantes rumeurs sur la diminution des captures du mérou
de Nassau (Eptnepbelus striatus), base de la pêche locale.
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le Récif-Barrière de Belize
