Palau
« LE BERCEAU DE LA RICHESSE » — c’est ainsi que de nombreux biologistes marins
appellent les eaux du Pacifique occidental tropical, dans le triangle formé par Guam,
les Philippines et la Nouvelle-Guinée. Ces eaux abritent en effet la plus riche collection de plantes et d’animaux marins du monde. Près du centre de ce triangle
— à 7 0 30 ’ de latitude Nord et 134 ° 30 ’ de longitude Est — s’étend l’archipel
de Palau, un chapelet d’îles autour desquelles, dit-on, on trouve un plus grand nombre
d’espèces marines que partout ailleurs.
Robert E. Johannes, un biologiste marin australien qui nous présenta Palau
à notre réunion sur les Sept Merveilles du monde sous-marin, en août 1989, appelle
cet archipel sa « Mecque marine », la destination privilégiée de ses pèlerinages marins.
Il y a quelques années deux de mes collègues ont prélevé un nouveau
genre de poissons et treize espèces encore inconnues en plongeant sur les
récifs proches de la capitale. C'est beaucoup, surtout lorsque l'on sait que
chaque année on ne découvre « que » soixante-quinze à cent nouvelles
espèces de poissons dans les eaux douces et salées à travers le monde.
Un autre collègue a recensé cent soixante-trois espèces de coraux dans
moins de six mètres d'eau, le long d'un transect de 400 mètres, dans le
principal port de Palau, soit deux fois plus d'espèces de coraux que sur
l'ensemble des Caraïbes jusqu’ à une profondeur de 90 mètres.
En prenant l’exemple de l’herbier, Johannes décrit l’appauvrissement de
la vie marine à mesure qu’on s’éloigne de Palau.
La gorgona de Palau peuvent atteindre 3 métra. Comme tout
la autra coraux moût, ce sont da organisma très délicats et
fragila qu ’tl ne faudrait jamais toucher.
Palau possède neuf espèces de phanérogames. Yap, à près de
600 kilomètres de là, n'en a que cinq. Plus à l'est, Truck compte quatre
espèces, Ponape deux. Et lorsque l'on se dirige vers les Marshall, à
environ 2 500 kilomètres de là dans le Pacifique central, on ne trouve
plus qu'une seule espèce.
PAGE 148 Comme l'indique son nom, l'épcrvicr, ou poisson
buse (Parachirritw »p.)t scrute le récif depuis un point
stratégique, à la recherche de proies ; il attaque rapidement
lorsqu’il repère une victime convenable. Ces poissons ont
développé une forte nageoire pectorale qui leur permet de rester
parfaitement immobiles.
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« LE BERCEAU DE LA RICHESSE » — c’est ainsi que de nombreux biologistes marins
appellent les eaux du Pacifique occidental tropical, dans le triangle formé par Guam,
les Philippines et la Nouvelle-Guinée. Ces eaux abritent en effet la plus riche collection de plantes et d’animaux marins du monde. Près du centre de ce triangle
— à 7 0 30 ’ de latitude Nord et 134 ° 30 ’ de longitude Est — s’étend l’archipel
de Palau, un chapelet d’îles autour desquelles, dit-on, on trouve un plus grand nombre
d’espèces marines que partout ailleurs.
Robert E. Johannes, un biologiste marin australien qui nous présenta Palau
à notre réunion sur les Sept Merveilles du monde sous-marin, en août 1989, appelle
cet archipel sa « Mecque marine », la destination privilégiée de ses pèlerinages marins.
Il y a quelques années deux de mes collègues ont prélevé un nouveau
genre de poissons et treize espèces encore inconnues en plongeant sur les
récifs proches de la capitale. C'est beaucoup, surtout lorsque l'on sait que
chaque année on ne découvre « que » soixante-quinze à cent nouvelles
espèces de poissons dans les eaux douces et salées à travers le monde.
Un autre collègue a recensé cent soixante-trois espèces de coraux dans
moins de six mètres d'eau, le long d'un transect de 400 mètres, dans le
principal port de Palau, soit deux fois plus d'espèces de coraux que sur
l'ensemble des Caraïbes jusqu’ à une profondeur de 90 mètres.
En prenant l’exemple de l’herbier, Johannes décrit l’appauvrissement de
la vie marine à mesure qu’on s’éloigne de Palau.
La gorgona de Palau peuvent atteindre 3 métra. Comme tout
la autra coraux moût, ce sont da organisma très délicats et
fragila qu ’tl ne faudrait jamais toucher.
Palau possède neuf espèces de phanérogames. Yap, à près de
600 kilomètres de là, n'en a que cinq. Plus à l'est, Truck compte quatre
espèces, Ponape deux. Et lorsque l'on se dirige vers les Marshall, à
environ 2 500 kilomètres de là dans le Pacifique central, on ne trouve
plus qu'une seule espèce.
PAGE 148 Comme l'indique son nom, l'épcrvicr, ou poisson
buse (Parachirritw »p.)t scrute le récif depuis un point
stratégique, à la recherche de proies ; il attaque rapidement
lorsqu’il repère une victime convenable. Ces poissons ont
développé une forte nageoire pectorale qui leur permet de rester
parfaitement immobiles.
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