découvrent que 1 incroyable richesse de la Grande Barrière se maintient en dépit
de la dévastation de vastes zones de récif par les étoiles de mer, alors le concept
de stabilité du récif sera remis en question.
Toutefois, l’accumulation de gravelles coralliennes sur le récif d’Osprey
n est pas complètement stérile. En l’explorant, je rencontre une créature très intéressante qui repose sur le fond : une holothurie, ou concombre de mer (Bohadshia
argus), de trente centimètres qui ressemble à un concombre avec des points.
Lorsqu’on la touche, cette créature expulse ses organes internes en filaments poisseux, recouverts d’une substance toxique. Cette technique de défense, destinée à
désorienter et engluer les attaquants, est très efficace. Je garde mes distances — comme
chacun devrait le faire avec les créatures du récif. J’ai lu pourtant qu’en Asie, l’holothurie, connue également sous le nom de « bêche-de-mer », est un mets délicat.
AUJOURD’HUI il n’y a pas de vent, pas de nuages, pas de courants de surface. Par
mer calme, je peux espérer bénéficier d’une grande visibilité, le rêve de tous les
plongeurs. Ici, sur un pinacle appelé Steve Spot, je me prépare pour « le paradis
de la macro », le nom que les photographes donnent à ce site foisonnant de créatures minuscules. A 12 mètres, je découvre un environnement de conte de fées, avec
des centaines de petits animaux que je brûle de photographier. Mais, limité à trente-six
poses, je dois choisir soigneusement mes sujets.
Les comatules sont partout. On en trouve une plus grande concentration
sur la Grande Barrière que partout ailleurs dans le monde. En joignant à leur base
deux cents plumes délicates, vous obtiendriez une créature semblable à ce filtreur
planctonique fragile dont les bras se cassent dès qu’on les effleure.
Tout au long de ma plongée, je prends des macro-photos de poissons proches du fonds ou sédentaires, dont différentes espèces de rascasses et de poissonspierres. Ces poissons ne possèdent pas de vessie natatoire (qui maintient la flottabilité), comme c’est le cas chez les poissons-papillons, les poissons-anges et les autres
poissons de pleine eau. Alors que certaines espèces se précipitent dans la sécurité
du récif au premier danger, les rascasses et les poissons-pierres utilisent une autre
technique de défense : une epine dorsale venimeuse qui inflige une douleur intense
à tous les prédateurs, qu’il s’agisse de poissons ou d hommes.
L'holothurie, ou concombre de mer, a développe
deux techniques remarquabla pour distraire les
prédateurs. Cette espèce, qui vit sur le sable,
expulse parfois les filaments blancs et poisseux que
l’on peut observer sur la photo. Tandis que cette
masse englue l’ attaquant, l'holothurie se déplace
pour se mettre en sécurité. Dans d'autres cas, elle
évtscère son apparat digestif et respiratoire ainsi
que ses gonades. Le prédateur dispose ainsi d'une
nourriture facile tandis que l'holothurie s'éloigne et
régénère ses organes.
LA GRANDE BARRIÈRE DE CORAIL
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