l’Amérique centrale, et des espèces tempérées d’Amérique du Sud. Si Darwin avait
pu enfiler un équipement de plongée, il aurait trouvé, le long des falaises et des
pentes sous-marines des îles, plus de trois cents espèces de poissons.
Les lions de mer ne sont pas chassés aux Galapagos, aussi les
explorateurs sous nia n ns en rencontrent-ils très souvent. Dans le
lac Baïkal, en revanche, environ six mille phoques sont tués
chaque année pour leur peau ou leur chair, et il est devenu
pratiquement impossible de les approcher.
TARD DANS L'APRÈS-MIDI, nous approchons de notre premier site de plongée, une
baie paisible et peu profonde des îles Plaza. L’eau est claire ; nous pouvons voir
les étoiles de mer sur le fond sableux, six mètres plus bas. Notre bateau de plongée
à coque de bois, le Beagle III, est le premier bateau de la station de recherche Charles
Darwin, et huit autres plongeurs écologistes participent avec nous à cette expédition.
Chacun de nous est là pour la première fois.
Nous nous équipons rapidement, Susan et moi, et sommes les premiers
à entrer dans une eau verte à 20 °C. Nous nous félicitons d’avoir emporté notre
capuche et nos gants de plongée.
Nous sommes rapidement salués par six lions de mer (Zalophus califomianus
wollebaekt), deux adultes et quatre jeunes. Ils batifolent autour de nous, en tous
sens, et font danser leurs corps luisants avec un plaisir évident. A notre grande
surprise, quelle que soit leur direction, ils gardent toujours les yeux fixés sur nous.
Les lions de mer s’accoutument à notre présence et nagent de plus en plus
près. Nous rions de la façon dont ils rejettent des bulles par le nez, en s’approchant.
Un jeune attrape un oursin crayon sur le sable, s’approche et le laisse retomber
juste au-dessus de nos têtes. Il s’en empare à nouveau et le fait rebondir sur son
nez. Un moment plus tard, un autre jeune mordille une des mes palmes en guise
de bonjour avant de l’abandonner. Comme tous les animaux sauvages, ils agissent
toujours avec beaucoup de naturel.
De retour à bord, une naturaliste locale, Maria Ramos, nous fait un petit
exposé des ressources marines des Galapagos. Elle nous dit que l’Équateur a créé
la réserve par décret présidentiel en 1986, pour protéger la colonne d’eau, le fond
de la mer, et le sous-sol marin de l’archipel. La réserve marine est la seule de cette
nature en Amérique, avec une surface totale de plus de quarante mille kilomètres
carres. Environ trente-deux kilomètres carrés s’étendent sur les eaux intérieures
de 1 archipel et sont délimitées par une ligne qui passe par les points extrêmes de
chaque île. Le reste sert de zone-tampon au-delà de cette ligne.
102
Les Galâpagos
pu enfiler un équipement de plongée, il aurait trouvé, le long des falaises et des
pentes sous-marines des îles, plus de trois cents espèces de poissons.
Les lions de mer ne sont pas chassés aux Galapagos, aussi les
explorateurs sous nia n ns en rencontrent-ils très souvent. Dans le
lac Baïkal, en revanche, environ six mille phoques sont tués
chaque année pour leur peau ou leur chair, et il est devenu
pratiquement impossible de les approcher.
TARD DANS L'APRÈS-MIDI, nous approchons de notre premier site de plongée, une
baie paisible et peu profonde des îles Plaza. L’eau est claire ; nous pouvons voir
les étoiles de mer sur le fond sableux, six mètres plus bas. Notre bateau de plongée
à coque de bois, le Beagle III, est le premier bateau de la station de recherche Charles
Darwin, et huit autres plongeurs écologistes participent avec nous à cette expédition.
Chacun de nous est là pour la première fois.
Nous nous équipons rapidement, Susan et moi, et sommes les premiers
à entrer dans une eau verte à 20 °C. Nous nous félicitons d’avoir emporté notre
capuche et nos gants de plongée.
Nous sommes rapidement salués par six lions de mer (Zalophus califomianus
wollebaekt), deux adultes et quatre jeunes. Ils batifolent autour de nous, en tous
sens, et font danser leurs corps luisants avec un plaisir évident. A notre grande
surprise, quelle que soit leur direction, ils gardent toujours les yeux fixés sur nous.
Les lions de mer s’accoutument à notre présence et nagent de plus en plus
près. Nous rions de la façon dont ils rejettent des bulles par le nez, en s’approchant.
Un jeune attrape un oursin crayon sur le sable, s’approche et le laisse retomber
juste au-dessus de nos têtes. Il s’en empare à nouveau et le fait rebondir sur son
nez. Un moment plus tard, un autre jeune mordille une des mes palmes en guise
de bonjour avant de l’abandonner. Comme tous les animaux sauvages, ils agissent
toujours avec beaucoup de naturel.
De retour à bord, une naturaliste locale, Maria Ramos, nous fait un petit
exposé des ressources marines des Galapagos. Elle nous dit que l’Équateur a créé
la réserve par décret présidentiel en 1986, pour protéger la colonne d’eau, le fond
de la mer, et le sous-sol marin de l’archipel. La réserve marine est la seule de cette
nature en Amérique, avec une surface totale de plus de quarante mille kilomètres
carres. Environ trente-deux kilomètres carrés s’étendent sur les eaux intérieures
de 1 archipel et sont délimitées par une ligne qui passe par les points extrêmes de
chaque île. Le reste sert de zone-tampon au-delà de cette ligne.
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Les Galâpagos
