Guide des fonds marins de Méditerranée
Prairies et pelouses sous la mer
• Intégration comme nouvelle espèce dans les peuplements en
place aux côtés des espèces autochtones. C’est souvent l’étape
initiale de colonisation.
• Envahissement et recouvrement partiel des peuplements en
place? C’est parfois le cas pour l’herbier de posidonies avec lequel
les caulerpes entrent en concurrence, plus particulièrement dans
les zones où il est affaibli.
• Recouvrement important ou total du fond, en formant un
peuplement dense qui élimine une grande partie des espèces fixées
et sédentaires. C’est ce que l’on peut voir dans certains secteurs
du cap Martin, près de Menton (Alpes-Maritimes).
Quelques travaux - encore trop peu nombreux — ont montré que
la caulerpe pouvait, à la longue, servir de support à des organismes
épiphytes ou se déplaçant sur les feuilles (gastéropodes,
crustacés, etc.) ou au pied et qu’une partie de la faune vagile,
y compris les poissons, pouvait s’accommoder de la présence de
l’intruse. Cette colonisation commençante de la caulerpe est loin,
pour l’instant, de compenser la réduction initiale de la biodiversité.
Annonce-t-elle, dans certains
secteurs, les prémices d’un
nouvel équilibre?
Caulerpa racemosa Une autre
caulerpe, Caulerpa racemosa, vient
d’être signalée en France, à
„ proximité de l’île d’If, au
large de Marseille. Elle est
signalée aussi en Italie (Livourne,
Syracuse), en Tunisie (port de Sousse, golfe de Gabès, ports
de Mahdia et de Salakta, lagune de Bizerte) et en Grèce (îles
Zakintos). Sa présence en Méditerranée ne serait pas accidentelle.
Elle serait originaire de mer Rouge et ferait partie des espèces
migrantes du canal de Suez, dont certaines sont installées depuis
de nombreuses années dans le bassin oriental. D’après les experts,
ce serait une espèce envahissante qui pourrait devenir nuisible.
PWPLtMWÙ ARTHROCLADIA
VILLOSA ET SPOROCHNUSPEDUNCULATUS
Ce peuplement est caractérisé par ces deux Phéophycées annuelles
à développement estival. Il se rencontre sur les fonds de graviers,
petits cailloux et coquilles, entre -2,0 et -go m environ.
• Arthrocladia villosa: thalle de ig à 80 cm de long, forme de
Prairies et pelouses sous la mer
• Intégration comme nouvelle espèce dans les peuplements en
place aux côtés des espèces autochtones. C’est souvent l’étape
initiale de colonisation.
• Envahissement et recouvrement partiel des peuplements en
place? C’est parfois le cas pour l’herbier de posidonies avec lequel
les caulerpes entrent en concurrence, plus particulièrement dans
les zones où il est affaibli.
• Recouvrement important ou total du fond, en formant un
peuplement dense qui élimine une grande partie des espèces fixées
et sédentaires. C’est ce que l’on peut voir dans certains secteurs
du cap Martin, près de Menton (Alpes-Maritimes).
Quelques travaux - encore trop peu nombreux — ont montré que
la caulerpe pouvait, à la longue, servir de support à des organismes
épiphytes ou se déplaçant sur les feuilles (gastéropodes,
crustacés, etc.) ou au pied et qu’une partie de la faune vagile,
y compris les poissons, pouvait s’accommoder de la présence de
l’intruse. Cette colonisation commençante de la caulerpe est loin,
pour l’instant, de compenser la réduction initiale de la biodiversité.
Annonce-t-elle, dans certains
secteurs, les prémices d’un
nouvel équilibre?
Caulerpa racemosa Une autre
caulerpe, Caulerpa racemosa, vient
d’être signalée en France, à
„ proximité de l’île d’If, au
large de Marseille. Elle est
signalée aussi en Italie (Livourne,
Syracuse), en Tunisie (port de Sousse, golfe de Gabès, ports
de Mahdia et de Salakta, lagune de Bizerte) et en Grèce (îles
Zakintos). Sa présence en Méditerranée ne serait pas accidentelle.
Elle serait originaire de mer Rouge et ferait partie des espèces
migrantes du canal de Suez, dont certaines sont installées depuis
de nombreuses années dans le bassin oriental. D’après les experts,
ce serait une espèce envahissante qui pourrait devenir nuisible.
PWPLtMWÙ ARTHROCLADIA
VILLOSA ET SPOROCHNUSPEDUNCULATUS
Ce peuplement est caractérisé par ces deux Phéophycées annuelles
à développement estival. Il se rencontre sur les fonds de graviers,
petits cailloux et coquilles, entre -2,0 et -go m environ.
• Arthrocladia villosa: thalle de ig à 80 cm de long, forme de
