forment des faciès ou même, dans le cas de Caulerpa taxifolia,
des peuplements mono-spécifiques superposés et envahissant
le territoire de plusieurs biocénoses autochtones.
PELOUSE À CAULERPA PROLIFERA
Portrait
Malgré leur apparente complexité
morphologique, les caulerpes ont une
structure siphonée considérée comme
archaïque. Leur thalle n’est, en effet, qu’une
sorte de sac, ou siphon, multiforme contenant des noyaux
épars dans le cytoplasme. La caulerpe se démarque ainsi de la
structure pluricellulaire considérablement plus répandue chez
les organismes vivants. Cette structure n’est guère favorable au
développement d’organismes de grande taille. Pour corriger
cet inconvénient, l’algue a développé des prolongements
fdamentaires internes fortement anastomosés entre eux, au
Caulerpa
proliféra.
point de constituer un réseau complexe assurant la rigidité
des parties érigées du thalle. L’algue a développé un mode de
cicatrisation remarquablement efficace en cas de coupure. A
l’entaille, le contenu du siphon sort sous pression et développe
en quelques secondes un caillot qui stoppe l’hémorragie.
Caulerpa proliféra est encore déroutante par son aspect imitant
les plantes supérieures. Sa partie basale est constituée de
pseudo-stolons rampants pourvus de rhizoïdes mimant les tiges
souterraines et les racines. Des pseudo-stolons naissent des
frondes vertes, dressées, minces, lancéolées, parfois ondulées,
imitant des feuilles. Il n’est pas rare d’observer des pseudofeuilles secondaires et tertiaires, voire des pseudo-stolons
secondaires poussant sur les premières pseudo-feuilles.
Peuplement
La caulerpe peut s’installer sur une grande variété de substrats:
sable, matte morte, sable vaseux, vase sableuse, vases molles
terrigènes, vases noires. On la encontre habituellement entre
quelques centimètres et 10 m de profondeur, exceptionnellement
plus (-13 m dans le parc national de Port-Cros, -?o m au
Mourillon à Toulon, -150 m au large d’ Alexandrie).
Les pelouses à Caulerpaproliféra ont été assez souvent observées
au sein de prairies à Cymodocea nodosa, ou même, comme dans
l’île de Porquerolles, dans des zones colonisées à la fois par
des peuplements mono-spécifiques superposés et envahissant
le territoire de plusieurs biocénoses autochtones.
PELOUSE À CAULERPA PROLIFERA
Portrait
Malgré leur apparente complexité
morphologique, les caulerpes ont une
structure siphonée considérée comme
archaïque. Leur thalle n’est, en effet, qu’une
sorte de sac, ou siphon, multiforme contenant des noyaux
épars dans le cytoplasme. La caulerpe se démarque ainsi de la
structure pluricellulaire considérablement plus répandue chez
les organismes vivants. Cette structure n’est guère favorable au
développement d’organismes de grande taille. Pour corriger
cet inconvénient, l’algue a développé des prolongements
fdamentaires internes fortement anastomosés entre eux, au
Caulerpa
proliféra.
point de constituer un réseau complexe assurant la rigidité
des parties érigées du thalle. L’algue a développé un mode de
cicatrisation remarquablement efficace en cas de coupure. A
l’entaille, le contenu du siphon sort sous pression et développe
en quelques secondes un caillot qui stoppe l’hémorragie.
Caulerpa proliféra est encore déroutante par son aspect imitant
les plantes supérieures. Sa partie basale est constituée de
pseudo-stolons rampants pourvus de rhizoïdes mimant les tiges
souterraines et les racines. Des pseudo-stolons naissent des
frondes vertes, dressées, minces, lancéolées, parfois ondulées,
imitant des feuilles. Il n’est pas rare d’observer des pseudofeuilles secondaires et tertiaires, voire des pseudo-stolons
secondaires poussant sur les premières pseudo-feuilles.
Peuplement
La caulerpe peut s’installer sur une grande variété de substrats:
sable, matte morte, sable vaseux, vase sableuse, vases molles
terrigènes, vases noires. On la encontre habituellement entre
quelques centimètres et 10 m de profondeur, exceptionnellement
plus (-13 m dans le parc national de Port-Cros, -?o m au
Mourillon à Toulon, -150 m au large d’ Alexandrie).
Les pelouses à Caulerpaproliféra ont été assez souvent observées
au sein de prairies à Cymodocea nodosa, ou même, comme dans
l’île de Porquerolles, dans des zones colonisées à la fois par
