Guide des fonds marins de Méditerranée
Les fonds meubles
Filaments adhésifs
des tubes de Cuvier de
Holothuria forskali.
(Photo B. Rothan)
Holothuria forskali.
(Photo B. Rothan)
la main. On remarque alors que les téguments sont très
mous et ne deviennent jamais rigides comme c’est le cas
pour Holothuria tubulosa et H. stellati. Si l’on continue à
maintenir l’animal en exerçant sur lui de légères pressions,
on le voit d’abord rejeter par l’anus des filaments blancs
opaques, très longs et très adhésifs, qui se fixent fortement
sur les corps étrangers. Ce sont les tubes de Cuvier sécrétés
par une glande spécialisée. Seule l’holothurie noire en
possède. Si l’on maintient la pression elle ne tardera pas,
comme la plupart des
holothuries, à expulser
son intestin tout entier.
Cette pratique est une
astuce qui permet à
l’animal de s’enfuir
pendant que le prédateur
est occupé à absorber ses
boyaux. Les concombres
de mer ont la faculté de
régénérer ces organes
jetés en pâture. Dans le cas de l’holoturie noire, les fils très adhésifs
des tubes de Cuvier surprennent l’adversaire tout en gênant ses
mouvements. L’holothurie noire se rencontre aussi dans la prairie
de posidonies, ainsi qu’on peut le voir sur la photographie.
• Holothurie brune (Holothuria stellati'). Cette holothurie, de dimension
semblable à l’holothurie noire (15 à 40 cm de long), lui ressemble
beaucoup, à 1 exception de sa consistance et de l'absence de tubes de
Cuvier. On la reconnaît aussi à sa coloration brune et à ses papilles
dorsales, en général un peu plus foncées que le reste du corps.
• Holothurie tubuleuse (Holothuria tubulosa). Elle mesure entre
Holothuria tubulosa.
(Photo B. Rothan)
20 et 50 cm de long et ressemble aux deux précédentes. Elle se
différencie de 1 holothurie noire par sa couleur marron foncé et
1 absence de tubes de Cuvier. Ses téguments sont plus épais que
ceux d’H. stellati, plus fermes et plus
coriaces. Les papilles dorsales sont très
inégales, les plus grandes étant souvent
disposées en rangées longitudinales
plus ou moins distinctes. L’holothurie
tubuleuse est fréquente dans les prairies
d’algues et de posidonies, tandis que
l’holothurie brune se cantonne le plus
souvent sur les fonds de sable.
Les fonds meubles
Filaments adhésifs
des tubes de Cuvier de
Holothuria forskali.
(Photo B. Rothan)
Holothuria forskali.
(Photo B. Rothan)
la main. On remarque alors que les téguments sont très
mous et ne deviennent jamais rigides comme c’est le cas
pour Holothuria tubulosa et H. stellati. Si l’on continue à
maintenir l’animal en exerçant sur lui de légères pressions,
on le voit d’abord rejeter par l’anus des filaments blancs
opaques, très longs et très adhésifs, qui se fixent fortement
sur les corps étrangers. Ce sont les tubes de Cuvier sécrétés
par une glande spécialisée. Seule l’holothurie noire en
possède. Si l’on maintient la pression elle ne tardera pas,
comme la plupart des
holothuries, à expulser
son intestin tout entier.
Cette pratique est une
astuce qui permet à
l’animal de s’enfuir
pendant que le prédateur
est occupé à absorber ses
boyaux. Les concombres
de mer ont la faculté de
régénérer ces organes
jetés en pâture. Dans le cas de l’holoturie noire, les fils très adhésifs
des tubes de Cuvier surprennent l’adversaire tout en gênant ses
mouvements. L’holothurie noire se rencontre aussi dans la prairie
de posidonies, ainsi qu’on peut le voir sur la photographie.
• Holothurie brune (Holothuria stellati'). Cette holothurie, de dimension
semblable à l’holothurie noire (15 à 40 cm de long), lui ressemble
beaucoup, à 1 exception de sa consistance et de l'absence de tubes de
Cuvier. On la reconnaît aussi à sa coloration brune et à ses papilles
dorsales, en général un peu plus foncées que le reste du corps.
• Holothurie tubuleuse (Holothuria tubulosa). Elle mesure entre
Holothuria tubulosa.
(Photo B. Rothan)
20 et 50 cm de long et ressemble aux deux précédentes. Elle se
différencie de 1 holothurie noire par sa couleur marron foncé et
1 absence de tubes de Cuvier. Ses téguments sont plus épais que
ceux d’H. stellati, plus fermes et plus
coriaces. Les papilles dorsales sont très
inégales, les plus grandes étant souvent
disposées en rangées longitudinales
plus ou moins distinctes. L’holothurie
tubuleuse est fréquente dans les prairies
d’algues et de posidonies, tandis que
l’holothurie brune se cantonne le plus
souvent sur les fonds de sable.
