De nombreuses espèces sont capables de s’enfouir assez
profondément pour se protéger de l’agitation trop violente du fond
causée par une tempête ou d’un éclairement trop vif. Bon nombre
d’animaux restent enfoncés tout le jour dans le sédiment et ne
sortent que la nuit, en quête de nourriture.
Les organismes s’enfoncent aussi dans le sédiment pour échapper
aux prédateurs, c’est le cas des poissons plats, des étoiles, des
oursins irréguliers, des crabes, etc. On a même vu les seiches
utiliser ce procédé.
COMMENT SE NOURRIR ET RESPIRER
(ADAPTATIONS DE LAVIE DANS LES SUBSTRATS MEUBLES)
La collecte de la nourriture et la captation de l’oxygène dissous
ont conduit les êtres vivants des substrats meubles à diverses
adaptations liées à leur mobilité ou à leur fixité, ainsi qu’à leur place
dans les différentes strates de part et d’autre du sol marin. Ces
adaptations dépendent en grande partie de leur éthologie, et leur
distinction est souvent en rapport avec la taille des particules
alimentaires.
Suspensivores
Les mangeurs de matières en suspension, inertes ou vivantes,
piègent les particules apportées par les mouvements d’eau à l’aide
d’un dispositif approprié. C’est le cas de nombreuses formes
sessiles et pivotantes.
Ainsi, un certain nombre d’hydroïdes et d’actinies, en attente
passive, aident le hasard de la collecte en déployant le bouquet de
leurs tentacules et en se localisant dans des zones à mouvements
d’eau. Chez les cnidaires, les nématocystes, véritables flèches
empoisonnées, tuent ou paralysent les petites proies, ce qui
permet d’améliorer le rendement de la collecte. Le développement
de structures ciliées a le même objectif, par exemple chez les
polychètes sédentaires, tels les Serpulidae et les Sabellidae. Leur
panache tentaculaire, qui joue également le rôle de branchies, est
couvert d’un mucus favorisant l’adhérence des particules, tandis
que les courants ciliaires apportent l’eau chargée de nourriture
àl’orihce buccal.
L’attente de la nourriture est donc de moins en moins passive
à mesure que se perfectionnent les mécanismes de collecte. Cette
évolution arrive à son apogée avec le développement d’un système
de mise en circulation volontaire de grands volumes d eau et de
filtration sélective. C’est le cas des ascidies et des pélécypodes fixés
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