nécessaire pour découvrir les peuplements cavernicoles où seul
le règne animal est représenté.
L’évolution dans une grotte sous-marine présente un certain
nombre de difficultés d’ordres technique et psychologique. Seuls
les plongeurs chevronnés et expérimentés s’y aventureront.
La première règle de sécurité est de ne jamais y pénétrer seul
et d’avoir un matériel de plongée en parfait état de fonctionnement.
Le plongeur se munira de torches puissantes et d’un détendeur
de secours. Dans les grottes, les palmes troublent souvent l’eau,
mettant en suspension les particules fines déposées sur le sol.
Ce phénomène empêche parfois de retrouver la sortie. La première
règle de sécurité pour ne pas se retrouver dans une telle situation
est de déployer un filin solidement fixé à l’entrée de la grotte.
Ce hl d’ Ariane vous permettra de faire le chemin inverse même
si les torches tombent en panne.
La biocénose GBOT est caractérisée par le taux de couverture de
la faune fixée qui n’est plus que de 20 à 3o % de la surface, en
même temps que la roche se couvre d’un enduit minéral noirâtre
renfermant du fer et du manganèse.
Éponges
• Éponge bleue translucide (Anchinoe tenacior). Cette éponge
encroûtante, très fine et très fragile, d’aspect translucide tirant sur
le bleu, vit en colonies aussi bien dans les grottes que sur les tombants
et les surplombs obscurs. Outre sa couleur, Anchinoe se distingue
aussi par les grands orifices de ses oscules blancs (cf. p. 178).
• Éponge pierre (Petrosia ficiformis). Elle a déjà été décrite dans le
chapitre consacré à la biocénose de la Roche Circalittorale (c/.p. 172).
Dans les grottes, elle forme des enchevêtrements plus ou moins
cylindriques; sous les surplombs, elle prend un aspect plus arrondi.
• Éponge pierre blanche de Marseille (Petrobiona massiliana). C’est une
petite éponge en forme de boule blanche d’une très grande dureté,
de 1 à 3 cm de diamètre, qui a été découverte récemment dans
les calanques de Marseille. Elle était considérée jusque-là comme
un fossile vieux de 150 millions d’années.
• Renière (Reniera sarai). Cette espèce cavernicole assez massive
(de la taille d’un poing) forme des filaments jaune clair à grisâtres,
fins et visqueux, caractéristiques.
• Diplastrelle (Diplastrella bistellata). Cette éponge d'aspect velouté,
exclusivement cavernicole, se reconnaît aux croûtes blanches qu elle
forme, lesquelles sont parcourues d’importants réseaux de canaux
aquifères qui forment par endroits des dessins en forme d’étoile.
le règne animal est représenté.
L’évolution dans une grotte sous-marine présente un certain
nombre de difficultés d’ordres technique et psychologique. Seuls
les plongeurs chevronnés et expérimentés s’y aventureront.
La première règle de sécurité est de ne jamais y pénétrer seul
et d’avoir un matériel de plongée en parfait état de fonctionnement.
Le plongeur se munira de torches puissantes et d’un détendeur
de secours. Dans les grottes, les palmes troublent souvent l’eau,
mettant en suspension les particules fines déposées sur le sol.
Ce phénomène empêche parfois de retrouver la sortie. La première
règle de sécurité pour ne pas se retrouver dans une telle situation
est de déployer un filin solidement fixé à l’entrée de la grotte.
Ce hl d’ Ariane vous permettra de faire le chemin inverse même
si les torches tombent en panne.
La biocénose GBOT est caractérisée par le taux de couverture de
la faune fixée qui n’est plus que de 20 à 3o % de la surface, en
même temps que la roche se couvre d’un enduit minéral noirâtre
renfermant du fer et du manganèse.
Éponges
• Éponge bleue translucide (Anchinoe tenacior). Cette éponge
encroûtante, très fine et très fragile, d’aspect translucide tirant sur
le bleu, vit en colonies aussi bien dans les grottes que sur les tombants
et les surplombs obscurs. Outre sa couleur, Anchinoe se distingue
aussi par les grands orifices de ses oscules blancs (cf. p. 178).
• Éponge pierre (Petrosia ficiformis). Elle a déjà été décrite dans le
chapitre consacré à la biocénose de la Roche Circalittorale (c/.p. 172).
Dans les grottes, elle forme des enchevêtrements plus ou moins
cylindriques; sous les surplombs, elle prend un aspect plus arrondi.
• Éponge pierre blanche de Marseille (Petrobiona massiliana). C’est une
petite éponge en forme de boule blanche d’une très grande dureté,
de 1 à 3 cm de diamètre, qui a été découverte récemment dans
les calanques de Marseille. Elle était considérée jusque-là comme
un fossile vieux de 150 millions d’années.
• Renière (Reniera sarai). Cette espèce cavernicole assez massive
(de la taille d’un poing) forme des filaments jaune clair à grisâtres,
fins et visqueux, caractéristiques.
• Diplastrelle (Diplastrella bistellata). Cette éponge d'aspect velouté,
exclusivement cavernicole, se reconnaît aux croûtes blanches qu elle
forme, lesquelles sont parcourues d’importants réseaux de canaux
aquifères qui forment par endroits des dessins en forme d’étoile.
