Cœlentérés octocorall iaires
• Corail (Corallium rubrum). Le corail est incontestablement le
roi des gorgonaires. C’est l’or rouge biologique de la joaillerie, le
plaisir des yeux pour les plongeurs. Il jouissait déjà dans l’Antiquité
d’une haute estime. On lui attribuait même une origine fabuleuse.
C’était la « plante » rougie de sang et pétrifiée par la présence de
la tête de Méduse, la plus célèbre des demoiselles gorgonaires.
On lui attribuait des vertus
naturelles et on l’utilisait en
pharmacopée. Il symbolisait
également le souvenir, car cette
« plante » rose de la mer jamais
ne se fane. Aussi en mettait-on
quelquefois une « branche »
dans les tombes. En fait, le
corail doit sa célébrité à son
« squelette » branchu beaucoup
plus dur et solide que celui des
gorgones et à sa couleur rouge
à rose (exceptionnellement
blanche ou noire). Cette
solidité, qui résulte de la
fusion des sclérites, confère
au corail une dureté suffisante
pour être taillé. Les ramifications sont très
irrégulières et la taille varie de 5 à 20 cm en
général. Jadis, on a signalé des individus pouvant
atteindre 1 m et peser 3o kg. Mais, du fait de
leur surexploitation par les corailleurs, ils ont
quasiment disparu. On rencontre beaucoup plus
fréquemment des individus rabougris qui n’ont
pas eu le temps de pousser, ou des moignons,
vestiges témoins des prélèvements intempestifs.
Le corail est un animal endémique de
la Méditerranée, c’est-à-dire qu’il
n’existe pas ailleurs que dans cette mer. En réalité, depuis
1 ouverture du canal de Suez, il a été signalé en mer Rouge.
Il ne faut pas confondre corail et coraux. Ces appellations sont
àl origine d’une grande confusion. L’appellation corail s’applique
à 1 espèce précise Corallium rubrun tandis que le terme coraux
désigne les espèces des mers chaudes qui bâtissent les récifs...
de coraux. Ces derniers sont encore appelés « madrépores ».
Corallium rubrum.
(Photo B. Rothan)
Corallium rubrum, gros
plan sur les polypes.
• Corail (Corallium rubrum). Le corail est incontestablement le
roi des gorgonaires. C’est l’or rouge biologique de la joaillerie, le
plaisir des yeux pour les plongeurs. Il jouissait déjà dans l’Antiquité
d’une haute estime. On lui attribuait même une origine fabuleuse.
C’était la « plante » rougie de sang et pétrifiée par la présence de
la tête de Méduse, la plus célèbre des demoiselles gorgonaires.
On lui attribuait des vertus
naturelles et on l’utilisait en
pharmacopée. Il symbolisait
également le souvenir, car cette
« plante » rose de la mer jamais
ne se fane. Aussi en mettait-on
quelquefois une « branche »
dans les tombes. En fait, le
corail doit sa célébrité à son
« squelette » branchu beaucoup
plus dur et solide que celui des
gorgones et à sa couleur rouge
à rose (exceptionnellement
blanche ou noire). Cette
solidité, qui résulte de la
fusion des sclérites, confère
au corail une dureté suffisante
pour être taillé. Les ramifications sont très
irrégulières et la taille varie de 5 à 20 cm en
général. Jadis, on a signalé des individus pouvant
atteindre 1 m et peser 3o kg. Mais, du fait de
leur surexploitation par les corailleurs, ils ont
quasiment disparu. On rencontre beaucoup plus
fréquemment des individus rabougris qui n’ont
pas eu le temps de pousser, ou des moignons,
vestiges témoins des prélèvements intempestifs.
Le corail est un animal endémique de
la Méditerranée, c’est-à-dire qu’il
n’existe pas ailleurs que dans cette mer. En réalité, depuis
1 ouverture du canal de Suez, il a été signalé en mer Rouge.
Il ne faut pas confondre corail et coraux. Ces appellations sont
àl origine d’une grande confusion. L’appellation corail s’applique
à 1 espèce précise Corallium rubrun tandis que le terme coraux
désigne les espèces des mers chaudes qui bâtissent les récifs...
de coraux. Ces derniers sont encore appelés « madrépores ».
Corallium rubrum.
(Photo B. Rothan)
Corallium rubrum, gros
plan sur les polypes.
