Guide des fonds marins de Méditerranée
Les fonds rocheux
— Les trois mors sont allongés, tels ceux d’une pince à sucre et
dentés sur leur bord interne (= pédicellaires tridactyles). Il sont
grêles et très allongés.
— Les trois mors sont en forme de tête de serpent (= pédicellaires
ophicéphales). Relativement grands, ils sont nombreux dans
la partie péribuccale.
— Les trois mors forment un ensemble globuleux (= pédicellaires
globifères). Ils sont acérés et portent des crochets inoculateurs
en relation avec une glande venimeuse (= pédicellaires venimeux).
Ce sont les plus volumineux de tous.
Ces pédicellaires ont plusieurs fonctions: ils assurent le toilettage
de l’animal en le débarrassant des corps étrangers (animalcules,
algues, débris divers) pouvant se fixer sur sa peau. Ils jouent
aussi un rôle dans l’alimentation, notamment les pédicellaires
ophicéphales. Enfin, les globifères sont surtout des organes de
défense. Si l’on poursuit l’inspection des oursins, on trouvera
encore de petites boules rigides de i/ioe à 2/1 oe de mm, articulées
sur un tubercule du test et mues par des muscles. La base est
entourée d’un anneau nerveux. Ce sont des sphéridies qui jouent
le rôle d’organes de l’équilibration. A la limite de la membrane
entourant la bouche, on pourra observer 5 paires de branchies
en forme de houppes.
Chez les oursins, les sexes sont séparés. Les gonades sont
constituées de 5 glandes volumineuses, situées au pôle apical.
Il en part un court canal évacuateur cilié qui s’ouvre sur l’extérieur
par un pore génital. Ce sont ces gonades qui constituent la partie
comestible de l’oursin, bien que certains amateurs soient aussi
friands de tout ce que contient la cavité générale, y compris le tube
digestif et son contenu. Il n’existe pas de fécondation interne. Le
mâle comme la femelle libèrent, à maturité, leurs spermatozoïdes
et leurs ovules dans la mer. C’est là que s’effectuent la rencontre des
gamètes et la fécondation. Cette rencontre est tout à fait aléatoire
dans un milieu aussi vaste que la mer. Aussi, pour compenser les
pertes et assurer la descendance, les oursins libèrent-ils leurs
semences en grande quantité. L’œuf ne donne pas tout de suite un
petit oursin. Il se développe en larve pluteus qui a une vie pélagique
au sein du plancton. Plus tard, la larve se métamorphosera en
petit oursin qui descendra doucement s’installer au fond. C’est un
peu, sous la mer, la même histoire magique que celle, sur terre,
du papillon dont l’œuf donne une chenille qui se transformera en
papillon, comme la larve pluteus se transforme en petit oursin.
• L’oursin comestible n’est pas le seul habitant piquant de ces
Les fonds rocheux
— Les trois mors sont allongés, tels ceux d’une pince à sucre et
dentés sur leur bord interne (= pédicellaires tridactyles). Il sont
grêles et très allongés.
— Les trois mors sont en forme de tête de serpent (= pédicellaires
ophicéphales). Relativement grands, ils sont nombreux dans
la partie péribuccale.
— Les trois mors forment un ensemble globuleux (= pédicellaires
globifères). Ils sont acérés et portent des crochets inoculateurs
en relation avec une glande venimeuse (= pédicellaires venimeux).
Ce sont les plus volumineux de tous.
Ces pédicellaires ont plusieurs fonctions: ils assurent le toilettage
de l’animal en le débarrassant des corps étrangers (animalcules,
algues, débris divers) pouvant se fixer sur sa peau. Ils jouent
aussi un rôle dans l’alimentation, notamment les pédicellaires
ophicéphales. Enfin, les globifères sont surtout des organes de
défense. Si l’on poursuit l’inspection des oursins, on trouvera
encore de petites boules rigides de i/ioe à 2/1 oe de mm, articulées
sur un tubercule du test et mues par des muscles. La base est
entourée d’un anneau nerveux. Ce sont des sphéridies qui jouent
le rôle d’organes de l’équilibration. A la limite de la membrane
entourant la bouche, on pourra observer 5 paires de branchies
en forme de houppes.
Chez les oursins, les sexes sont séparés. Les gonades sont
constituées de 5 glandes volumineuses, situées au pôle apical.
Il en part un court canal évacuateur cilié qui s’ouvre sur l’extérieur
par un pore génital. Ce sont ces gonades qui constituent la partie
comestible de l’oursin, bien que certains amateurs soient aussi
friands de tout ce que contient la cavité générale, y compris le tube
digestif et son contenu. Il n’existe pas de fécondation interne. Le
mâle comme la femelle libèrent, à maturité, leurs spermatozoïdes
et leurs ovules dans la mer. C’est là que s’effectuent la rencontre des
gamètes et la fécondation. Cette rencontre est tout à fait aléatoire
dans un milieu aussi vaste que la mer. Aussi, pour compenser les
pertes et assurer la descendance, les oursins libèrent-ils leurs
semences en grande quantité. L’œuf ne donne pas tout de suite un
petit oursin. Il se développe en larve pluteus qui a une vie pélagique
au sein du plancton. Plus tard, la larve se métamorphosera en
petit oursin qui descendra doucement s’installer au fond. C’est un
peu, sous la mer, la même histoire magique que celle, sur terre,
du papillon dont l’œuf donne une chenille qui se transformera en
papillon, comme la larve pluteus se transforme en petit oursin.
• L’oursin comestible n’est pas le seul habitant piquant de ces
