le corps du gobie serait enduit d’un mucus que l’anémone
reconnaîtrait comme messager d’un organisme non agressif. Si on
enlève le mucus du poisson, l’anémone ne le reconnaît plus et il est
alors traité en ennemi. LAnemonia viridis est consommée en beignet
ou en omelette (la chaleur détruit les nématocystes et leur venin)
ou en salade avec du vinaigre qui joue le même rôle que la cuisson.
Aiptasiamutabilis.
(Photo B.Rothan)
• L'anémone flammes ou anémone marbrée (Aiptasia mutabilis)
est également endémique de la Méditerranée. Elle est
caractérisée par ses tentacules non rétractiles qui pointent
comme de petites flammes et qui sont encore reconnaissables
par leur aspect translucide et marbré à reflets verdâtres.
L'Aiptasia ne dépasse généralement pas 5 m de profondeur.
• L'anémone charnue (Cribrinopsis crassa)
est caractérisée par ses tentacules épais
ressemblant à des doigts boudinés sans
ongle. Elle affectionne les fissures de
la roche où du sable à gros grains s’est
accumulé. Elle vit toujours en solitaire.
C’est une endémique de la Méditerranée.
• Une tomate de mer (Actinia equina) qui
expulse ses petits par la bouche... Dès
la première rencontre, on reconnaît
sans difficulté l’actinie rouge, tant
elle ressemble à une petite tomate
brillante. C’est en réalité un animal
du groupe des cœlentérés. L’actinie
est solidement fixée à la roche par son
disque basal, à partir duquel se dresse
une sorte de sac contenant l’appareil
digestif. Le tout est couronné par des
tentacules courts (2 cm environ) et très
nombreux (jusqu’à 300) que l’actinie
peut faire disparaître par rétraction
dans le sac, ce qui lui donne l’aspect
Actinia equina.
(Photo B. Rothan)
Cribrinopsis crassa.
(Photo B. Rothan)
caractéristique d’une tomate. L’animal
se reproduit en expulsant par la bouche les jeunes qui se sont
développés à l’intérieur de la cavité stomacale. L’actinie rouge
peut aussi présenter des variétés brunes et même vertes. On
rencontre Actinia equina dans la partie supérieure de l’infralittoral,
mais on peut également lavoir dans le médiolittoral inférieur
des zones battues et dans les cuvettes au-dessus de 1 eau. Elle
est en effet capable de résister à une dessiccation temporaire.
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