Guide des fonds marins de Méditerranée
Les fonds rocheux
Anemonia viridis.
Gobiusbuahichii.
pointes des tentacules sont souvent
violettes, bleues ou rougeâtres. En
eaux plus profondes, ils sont du même
gris vert que le reste du corps. Ces tentacules ont
développé des cellules venimeuses (nématocystes) qui
peuvent déployer des filaments munis de crochets, très urticants
car enduits de venin. Ces tentacules peuvent occasionner des
inflammations douloureuses sur les peaux sensibles ce qui a valu à
cette actinie l’appellation d’ortie de mer. L’anémone peut abriter
quelques animaux de petite taille insensibles à ses tentacules
urticants. C’est le cas de la petite araignée de mer Inachus
phalangium qui est en réalité un crabe. Il doit son appellation
d’araignée à ses longues pattes avec lesquelles il s’accroche aux
tentacules de l’anémone. Cet habitat lui apporte la sécurité grâce
aux dards empoisonnés que l’anémone utilise contre les agresseurs
déclarés. Certains biologistes voient dans cette vie en commun une
entraide réciproque (commensalisme), le crabe avertirait en effet
l’anémone d’un danger en lui pinçant les tentacules. L’anémone
peut également abriter un petit poisson, le gobie rayé (Gobius
bucchichii) dont la taille dépasse rarement 10 cm. Ce gobie vit
indifféremment sur les fonds rocheux, sableux et même vaseux.
Il se reconnaît à sa couleur pâle et à ses ponctuations foncées
alignées longitudinalement. Il se réfugie assez souvent à l’abri
d’une anémone lorsque se présente un danger, un peu à la manière
des poissons-clowns des mers tropicales. D’après les spécialistes,
Les fonds rocheux
Anemonia viridis.
Gobiusbuahichii.
pointes des tentacules sont souvent
violettes, bleues ou rougeâtres. En
eaux plus profondes, ils sont du même
gris vert que le reste du corps. Ces tentacules ont
développé des cellules venimeuses (nématocystes) qui
peuvent déployer des filaments munis de crochets, très urticants
car enduits de venin. Ces tentacules peuvent occasionner des
inflammations douloureuses sur les peaux sensibles ce qui a valu à
cette actinie l’appellation d’ortie de mer. L’anémone peut abriter
quelques animaux de petite taille insensibles à ses tentacules
urticants. C’est le cas de la petite araignée de mer Inachus
phalangium qui est en réalité un crabe. Il doit son appellation
d’araignée à ses longues pattes avec lesquelles il s’accroche aux
tentacules de l’anémone. Cet habitat lui apporte la sécurité grâce
aux dards empoisonnés que l’anémone utilise contre les agresseurs
déclarés. Certains biologistes voient dans cette vie en commun une
entraide réciproque (commensalisme), le crabe avertirait en effet
l’anémone d’un danger en lui pinçant les tentacules. L’anémone
peut également abriter un petit poisson, le gobie rayé (Gobius
bucchichii) dont la taille dépasse rarement 10 cm. Ce gobie vit
indifféremment sur les fonds rocheux, sableux et même vaseux.
Il se reconnaît à sa couleur pâle et à ses ponctuations foncées
alignées longitudinalement. Il se réfugie assez souvent à l’abri
d’une anémone lorsque se présente un danger, un peu à la manière
des poissons-clowns des mers tropicales. D’après les spécialistes,
