CHAPITRES • Entre roches et fluides : les sédiments
ment favorable à la formation de sédiments évaporitiques. L’évaporation n’est pas
le seul facteur à l’origine de la sursaturation. La chimie des flux d’eau est aussi
très importante.
La nature des grains produits dépend principalement de la composition de l’eau
et de la température. Les sédiments sont essentiellement des minéraux de sulfates
(gypse), des sels de chlorures (halite NaCl, sylvine KC1, par exemple). D’autres
minéraux existent et sont plus rares. Ces minéraux, sous les effets du chauffage ou
du contact avec des fluides (qui sont présents pendant la diagenèse), peuvent se
transformer facilement.
Les sédiments évaporitiques produisent les roches qu’on appelle les évaporites,
après leur dépôt et la diagenèse.
Définition
Une évaporite est une roche formée pour plus de 50 % de sédiments évaporitiques, cimentés
par un liant salin, carbonaté ou argileux (figure 3.6). Elles forment moins de 5 % des roches
sédimentaires. Les évaporites témoignent d’environnements dont le régime hydrologique est
très spécifique. Elles jouent un rôle précis dans la tectonique : elles ont un comportement
mécanique peu résistant et forment des couches dites « savon » qui se déforment pour localiser
la déformation et les glissements. Les évaporites sont imperméables et jouent le rôle de toit
dans la majorité des gisements d’hydrocarbures.
Figure 3.6
Exemple de couches
de gypse dans le
Vaucluse.
Leur faible résistance contribue au glissement des dentelles de Montmirail.
Les couches d'évaporites jouent souvent le rôle de couches dites « savon ».
Les sédiments évaporitiques sont présents dans des environnements continentaux et
côtiers arides. Les environnements de sebkha sont riches en sédiments évaporitiques.
Ce sont des zones régulièrement envahies par des mers et traversés par des nappes
phréatiques, comme la région de Liwa aux Emirats. Les lacs intra-continentaux
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