CHAPITRE 2 • L’hydrosphère continentale et la cryosphère
fonte aux principales rivières pourrait baisser de 75 % avant 2100. La situation est
encore plus extrême dans les Andes tropicales, où ce fameux pic pourrait intervenir
dans les quinze prochaines années.
Des aquifères connectés aux glaciers et à leurs effluents de surface ont déjà été mis
en évidence par exemple en Islande dans les moraines, ou dans les Alpes (karst).
FOCUS
Le lac sous-glaciaire de Vostok, Antarctique
Plus de 400 lacs sous-glaciaires ont été identifiés sous la calotte Antarctique. Le lac Vostok (78,5°S, 101,5
-107,5°E) est le plus grand d’entre eux : il s’étend sur 15 000 km2 (280 x 50 km), et atteint des profondeurs
de plusieurs centaines de mètres, voire de plus de 1000 m (figure 2.15). Suspectée dès 1956, son existence
est confirmée en 1993, notamment par des données satellites altimétriques. L’épaisseur de glace au-dessus
de lui fait de 3 750 m au sud à 4 300 m au nord. L’eau du lac se renouvelle (en un peu plus de 13 000 ans),
par fonte de la base du glacier au nord (là où la pression est la plus forte), et gel de l’eau du glacier au sud.
Cette épaisseur de glace contient des archives climatiques du présent à -420 000 ans (voir chapitre 13),
dont l’exploration, commencée en 1989, est désormais terminée. Entre 2012 et 2015 les derniers mètres
de glace avant l’eau ont été forés, en prenant de nombreuses précautions pour éviter de contaminer
un milieu qui a probablement été isolé de l’atmosphère pendant 15 millions d’années. Les eaux du lac
sont extrêmement oxygénées. Plusieurs découvertes de faune microbiotique ont été annoncées, mais
beaucoup ont été ensuite ramenées au simple rang de contaminations intervenues lors des analyses.
Figure 2.15
Localisation et vue
en coupe du lac
Vostok.
51
fonte aux principales rivières pourrait baisser de 75 % avant 2100. La situation est
encore plus extrême dans les Andes tropicales, où ce fameux pic pourrait intervenir
dans les quinze prochaines années.
Des aquifères connectés aux glaciers et à leurs effluents de surface ont déjà été mis
en évidence par exemple en Islande dans les moraines, ou dans les Alpes (karst).
FOCUS
Le lac sous-glaciaire de Vostok, Antarctique
Plus de 400 lacs sous-glaciaires ont été identifiés sous la calotte Antarctique. Le lac Vostok (78,5°S, 101,5
-107,5°E) est le plus grand d’entre eux : il s’étend sur 15 000 km2 (280 x 50 km), et atteint des profondeurs
de plusieurs centaines de mètres, voire de plus de 1000 m (figure 2.15). Suspectée dès 1956, son existence
est confirmée en 1993, notamment par des données satellites altimétriques. L’épaisseur de glace au-dessus
de lui fait de 3 750 m au sud à 4 300 m au nord. L’eau du lac se renouvelle (en un peu plus de 13 000 ans),
par fonte de la base du glacier au nord (là où la pression est la plus forte), et gel de l’eau du glacier au sud.
Cette épaisseur de glace contient des archives climatiques du présent à -420 000 ans (voir chapitre 13),
dont l’exploration, commencée en 1989, est désormais terminée. Entre 2012 et 2015 les derniers mètres
de glace avant l’eau ont été forés, en prenant de nombreuses précautions pour éviter de contaminer
un milieu qui a probablement été isolé de l’atmosphère pendant 15 millions d’années. Les eaux du lac
sont extrêmement oxygénées. Plusieurs découvertes de faune microbiotique ont été annoncées, mais
beaucoup ont été ensuite ramenées au simple rang de contaminations intervenues lors des analyses.
Figure 2.15
Localisation et vue
en coupe du lac
Vostok.
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