PARTIE 1 | Les enveloppes fluides externes actuelles
■ Yang Zhenniang
(1936) fit partie des
pionniers de la glaciologie en Chine à l'institut de Lanzhou, dans les
années 1960. Elle s’est
intéressée aux inondations, aux coulées de
débris, et à l'hydrologie
glaciaire. Sa collègue,
Lai Zunning (1937),
mena l’inventaire des
glaciers du Tien Shan, et
fut parmi les premières
à utiliser des modèles
numériques pour étudier l’impact du changement climatique sur
la fonte des glaciers.
vitesses inédites, à quelques exceptions près : la chaîne du Karakoram et l’ouest de
l’Himalaya. Les reculs sont particulièrement marqués dans le reste de l’Himalaya,
ainsi que dans les Andes tropicales, où certains glaciers pourraient disparaître dans
un futur proche.
3.3 De la glaciologie à l’hydrologie
Les calottes glaciaires et glaciers représentent un important stock d’eau douce : 77 %
des réserves mondiales. La fonte d’un glacier, surtout d’un glacier en recul, produit
souvent un lac plus ou moins grand juste en aval du front du glacier (figure 2.14),
lac qui s’écoule ensuite via un ou des cours d’eau.
Ces lacs proglaciaires, ou les chenaux sous-glaciaires émergents de sous le glacier,
sont la source de nombreuses rivières. En Islande, les glaciers procurent un tiers
du débit des principales rivières. Dans les Alpes et l’Himalaya, les glaciers (et la
neige) sont une importante source pour de nombreux cours d’eau. Leurs débits sont
donc maximums en été (mai-juin) et minimum pendant la période d’accumulation
de neige (octobre à février). Les glaciers himalayens alimentent les sources de
F Indus, du Gange et du Brahmapoutre, qui en aval coulent parmi les espaces les
plus peuplés du monde (voir ressources électroniques supplémentaires). L’eau de
fonte des glaciers et de la neige est la source principale d’eau pour les habitants
locaux, par exemple dans les Andes tropicales.
Figure 2.14
Jôkulsàrlôn, le
plus grand lac
proglacioire d’Islande
(18 km2), au sud du
Breiôamerkurjôkull,
glacier émissaire de
la calotte glaciaire
Vatnajôkull.
Une des conséquences du recul de nombreux glaciers avec le changement climatique est que le ruissellement dû à leurs fontes devrait d’abord augmenter, et est
parfois déjà en train de le faire, mais va ensuite diminuer, voire disparaître avec
les glaciers. Le « pic de ruissellement » pourrait intervenir vers 2060 en Islande,
et quelques années avant en Himalaya. Dans les Alpes, la contribution de l’eau de
50
■ Yang Zhenniang
(1936) fit partie des
pionniers de la glaciologie en Chine à l'institut de Lanzhou, dans les
années 1960. Elle s’est
intéressée aux inondations, aux coulées de
débris, et à l'hydrologie
glaciaire. Sa collègue,
Lai Zunning (1937),
mena l’inventaire des
glaciers du Tien Shan, et
fut parmi les premières
à utiliser des modèles
numériques pour étudier l’impact du changement climatique sur
la fonte des glaciers.
vitesses inédites, à quelques exceptions près : la chaîne du Karakoram et l’ouest de
l’Himalaya. Les reculs sont particulièrement marqués dans le reste de l’Himalaya,
ainsi que dans les Andes tropicales, où certains glaciers pourraient disparaître dans
un futur proche.
3.3 De la glaciologie à l’hydrologie
Les calottes glaciaires et glaciers représentent un important stock d’eau douce : 77 %
des réserves mondiales. La fonte d’un glacier, surtout d’un glacier en recul, produit
souvent un lac plus ou moins grand juste en aval du front du glacier (figure 2.14),
lac qui s’écoule ensuite via un ou des cours d’eau.
Ces lacs proglaciaires, ou les chenaux sous-glaciaires émergents de sous le glacier,
sont la source de nombreuses rivières. En Islande, les glaciers procurent un tiers
du débit des principales rivières. Dans les Alpes et l’Himalaya, les glaciers (et la
neige) sont une importante source pour de nombreux cours d’eau. Leurs débits sont
donc maximums en été (mai-juin) et minimum pendant la période d’accumulation
de neige (octobre à février). Les glaciers himalayens alimentent les sources de
F Indus, du Gange et du Brahmapoutre, qui en aval coulent parmi les espaces les
plus peuplés du monde (voir ressources électroniques supplémentaires). L’eau de
fonte des glaciers et de la neige est la source principale d’eau pour les habitants
locaux, par exemple dans les Andes tropicales.
Figure 2.14
Jôkulsàrlôn, le
plus grand lac
proglacioire d’Islande
(18 km2), au sud du
Breiôamerkurjôkull,
glacier émissaire de
la calotte glaciaire
Vatnajôkull.
Une des conséquences du recul de nombreux glaciers avec le changement climatique est que le ruissellement dû à leurs fontes devrait d’abord augmenter, et est
parfois déjà en train de le faire, mais va ensuite diminuer, voire disparaître avec
les glaciers. Le « pic de ruissellement » pourrait intervenir vers 2060 en Islande,
et quelques années avant en Himalaya. Dans les Alpes, la contribution de l’eau de
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