CHAPITRE 17 • Les roches, des matériaux de construction
volcaniques locales, comme la Cathédrale de Clermont-Ferrand bâtie à partir de
trachyandésites.
Figure 17.4
Falaises de l’île
de la Réunion et
l’ église de Saint-Leu,
constituées à partir
de roches locales: les
basaltes.
1.2 Les toitures
Dans les zones proches des chaînes de montagnes ou de volcans, les roches non
transformées qui sont utilisées pour la construction des toitures sont des schistes
ardoisiers, des micaschistes, des phonolites ou des trachyandésites (figure 17.5).
L’avantage des schistes ardoisiers est leur débit préférentiel de cassure (schistosité),
exploité par les carriers pour la taille. Toutefois, ces schistes ardoisiers contiennent
des minéraux de biotite (un mica noir, voir le chapitre 6), qui peuvent parfois être de
grande taille, conférant à la roche une anisotropie structurale (irrégularité) néfaste
à sa capacité de résistance aux chocs et donc à la longévité de la toiture. De ce fait,
l’exploitation de schistes ardoisiers conduit à un volume important de roches non
exploitables. Aujourd’hui, les carrières en activité (comme à Travassac en Corrèze)
servent essentiellement à la restauration de monuments historiques du fait du coût
élevé de leur exploitation.
Figure 17.5
L’ exploitation du
schiste ardolsier à la
orrière de Travassac
(Massif central) et
toiture constituée de
schistes ordoisiers à
Conques (Aveyron).
397
volcaniques locales, comme la Cathédrale de Clermont-Ferrand bâtie à partir de
trachyandésites.
Figure 17.4
Falaises de l’île
de la Réunion et
l’ église de Saint-Leu,
constituées à partir
de roches locales: les
basaltes.
1.2 Les toitures
Dans les zones proches des chaînes de montagnes ou de volcans, les roches non
transformées qui sont utilisées pour la construction des toitures sont des schistes
ardoisiers, des micaschistes, des phonolites ou des trachyandésites (figure 17.5).
L’avantage des schistes ardoisiers est leur débit préférentiel de cassure (schistosité),
exploité par les carriers pour la taille. Toutefois, ces schistes ardoisiers contiennent
des minéraux de biotite (un mica noir, voir le chapitre 6), qui peuvent parfois être de
grande taille, conférant à la roche une anisotropie structurale (irrégularité) néfaste
à sa capacité de résistance aux chocs et donc à la longévité de la toiture. De ce fait,
l’exploitation de schistes ardoisiers conduit à un volume important de roches non
exploitables. Aujourd’hui, les carrières en activité (comme à Travassac en Corrèze)
servent essentiellement à la restauration de monuments historiques du fait du coût
élevé de leur exploitation.
Figure 17.5
L’ exploitation du
schiste ardolsier à la
orrière de Travassac
(Massif central) et
toiture constituée de
schistes ordoisiers à
Conques (Aveyron).
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