PARTIES | Ressources naturelles et impacts environnementaux
Les terrils
Entre le milieu du xixe siècle et les années 1980, les déchets de l’exploitation de la houille,
c’est-à-dire les éléments ne comportant pas assez de carbone, étaient entassés et ont fini
par créer de petites collines, les terrils. Ils sont maintenant réexploités comme matériau
à la base des sous-couches de routes ou d’allées, et, grâce à de nouvelles techniques
d’extraction, pour la récupération de terres rares comme le coltan ou le tellure. Au sein
de ces terrils, on a identifié une vingtaine de minéraux nouveaux, formés par transformation à haute température. Sur les terrils se développent des biotopes spécifiques, parmi
lesquels peut évoluer par exemple le rare champignon mobile Astraeus hygrometricus.
1.4
La
combustion
du charbon émet
4 118 tonnes de CO2
pour 1 tonne de
charbon.
Les impacts environnementaux et
les risques humains
• L’exploitation intensive de la tourbe entraîne la dégradation voire la disparition
de zones humides. L’Indonésie présente une importante surface de tourbières.
Les forêts qui s’y développent sont souvent brûlées pour faire place à des cultures
d’huile de palme. Cette combustion de la tourbe fait de l’Indonésie le troisième
émetteur de carbone après les Etats-Unis et la Chine.
• L’exploitation du lignite se fait généralement à ciel ouvert sur de vastes étendues,
ce qui a, dans certaines régions, déplacé des villages entiers, par exemple en
Allemagne en 2013. De plus, certains lignites étant riches en sulfure, leur
exploitation provoque une pollution, responsable des pluies acides. Enfin les
mines de lignite sont parfois des sources et des pièges significatifs de radon, qui
peut provoquer des cancers du poumon chez les mineurs.
• L’exploitation de la houille expose les mineurs aux coups de grisou et aux coups de
poussier. Les premiers sont dus au relargage du méthane adsorbés par le charbon
lors de l’extraction. Lorsque le méthane atteint 5 % à 10 % de la composition de
l'air, le risque d’explosion est fort. Différents systèmes furent introduits pour
les prévenir au fil des ans, pour alerter (canaris, lampes) ou prévenir (aération
des mines, lampes de sécurité au début du xixe siècle, maillage fin autour de
la flamme). Cependant rien ne permet d’éradiquer complètement les coups de
grisou. Ils ont fait et font encore de nombreuses victimes : plus de 40 000 dans
le monde depuis le début du xvie siècle (ce chiffre ne comptabilisant que les
accidents avec plus de 50 victimes).
Les coups de poussier sont aussi des explosions, déclenchées elles par l’embrasement
de fines poussières de carbone très concentrées. Pour les éviter, l’air est humidifié.
Les coups de poussier ont provoqué de nombreux accidents dans les soutes
des bateaux à vapeur, c’est pourquoi l’usage du pétrole comme carburant s’est
généralisé dès 1911. La plus grande catastrophe minière d’Europe (à Courrières
dans le nord de la France en 1906, qui a fait 1 100 à 1 200 victimes, figure 16.4)
tut provoquée par la succession d’un coup de grisou et d’un coup de poussier. La
plus grande catastrophe dans le monde est celle de Honkeiko (en Mandchourie
en Chine en 1942) : elle a fait plus de 1 500 morts. Cent mille mineurs seraient
morts dans des accidents aux États-Unis au xxe siècle, et encore plusieurs dizaines
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