CHAPITRE 14 • La planète Terre et le vivant
Sarcoptérygiens et des membres des Tétrapodes qui permet de mettre en évidence
leur parenté. Au Dévonien supérieur (—360 Ma), sont identifiés les premiers Tétrapodes : Acanthostega (8 doigts) et Ichthyostega (7 doigts, figure 14.12). Outre
des fossiles, des ichnofossiles de pistes de Tétrapodes sont aussi fossilisées, dès
-370 Ma dans des grès rouges en Australie.
Au Dévonien toujours, les Vertébrés marins se diversifient : d’une part, les clades
apparentés aux cyclostomes (lamproies et myxines) ; d’autre part, des carnivores
dotés d’une mâchoire et couverts à demi d’un bouclier osseux : les Placodermes.
3.2.3 Carbonifère (-359 à -299 Ma)
Dans les vastes couches de charbon du Carbonifère (voir chapitre 16), certains
fossiles de végétaux dominent. Ceci montre que pendant une partie de cette période
existent de vastes de forêts marécageuses en climat chaud et humide : Fougères
et Prêles géantes, Gymnospermes et plantes semblables à des arbres (Sigillaria,
Calamites), pouvant atteindre 50 m de haut (figure 14.5). Les fossiles d’animaux
décrivent une faune constituée d’insectes géants (libellule : Meganeura), jusqu'à
60 cm d’envergure, et des Tétrapodes de plus en plus diversifiés. Des mers peu
profondes ont quant à elles laissé des traces de grands récifs coralliens (figure 14.5).
Les Vertébrés Tétrapodes continentaux se diversifient, certains restent dépendants
du milieu aquatique (les Amphibiens), d’autres, les Amniotes, acquièrent l'amnios
(enveloppe protégeant l’embryon au sein d’une cavité), structure adaptée aux
nombreux milieux continentaux.
3.2.4 Permien (-299 à-252 Ma)
Les marqueurs paléoclimatiques indiquent que le climat est contrasté (voir chapitre 13). Les restes fossiles décrivent essentiellement une faune aquatique et des
Amphibiens, entre autres grâce aux nombreuses traces de Tétrapodes, par exemple
dans les grès de Lodève (sud du Massif central). C’est aussi la période au cours de
laquelle se diversifient les Thérapsides, c’est-à-dire les Amniotes Synapsides (crâne
doté d’une seule fosse temporale, à la différence des Sauropsides), qui dominent
les écosystèmes continentaux. Cependant seuls quelques taxons survivent à la crise
de la fin de cette période (voir section 4).
3.3
■ Fossile de Rudiste
Requiena ( 12 cm de
diamètre )
Mésozoïque (ère secondaire)
Cette section se focalise sur des clades ayant laissé des macrofossiles en nombre
relativement important. Le fossile ci-contre fait partie d’un taxon de Mollusques
Bivalves disparus à la fin du Secondaire : les Rudistes. Présents du Jurassique
supérieur à la fin du Crétacé, ils peuvent donc être utilisés comme fossiles stratigraphiques, mais aussi comme fossiles de faciès car ils occupaient exclusivement des
mers peu profondes et chaudes (milieu récital). Ces organismes fixés ont d’abord
été des solitaires, avant de former des colonies, composant 80 % des récifs de
l’époque. La plupart du temps inéquivalves (les deux valves sont de différentes
formes et dimensions), ils étaient dotés d’une coquille épaisse, souvent enroulée sur
elle-même. Leurs dents sont très épaisses, s’emboitant dans de profondes fossettes,
ont permis de les qualifier de Pachyodontes.
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