PARTIE 4 | Histoire de la Terre et de l’Univers
Les Échinodermes dotés de tests sont des fossiles assez courants et bien conservés,
du fait de l’existence de tests minéralisés mais aussi d’une vie benthique, d’où un
enfouissement rapide après la mort. En raison de modes de vie variés et d’une large
répartition, ce sont de bons indicateurs paléoécologiques, ou fossiles de faciès, pour
la nature des fonds marins : les formes fixées se nourrissent par filtration, indiquant
des fonds riches en matière organique. Les formes libres sont soit prédatrices (Oursins réguliers, Astéroïdes, Holothuroïdes) indiquant des forêts de macroalgues, soit
fouisseuses indiquant des fonds meubles (détritivores ; oursins irréguliers). Enfin
les variations de formes des tests et de la taille des aires ambu lactaires sont une
indication des variations de l’oxygénation liée à la température et la bathymétrie.
L’Ordovicien est aussi marqué par la nette augmentation du taux d’oxygène dans
l’atmosphère (voir chapitre 13), permettant selon certains scientifiques le développement d’animaux plus grands (Insectes notamment).
3.2.2 Silurien et Dévonien (-444 à -359 Ma)
Les premiers Vertébrés marins apparaissent et se diversifient à l’Ordovicien et au
Silurien (peut-être dès le Cambrien).
Au Silurien et au Dévonien, la vie jusqu’alors exclusivement marine, se déploie
sur les continents, en plusieurs mouvements. La première trace de la conquête du
milieu continental connue est un Champignon, Tortubus, à -440 Ma. D’autres clades
colonisent ensuite le milieu continental : Mousses, Prêles, Fougères (-430 Ma),
des Myriapodes et autres Arthropodes, des Vertébrés (vers -380 -360 Ma), etc.,
sur plus de 100 Ma. La vie continentale implique de nouvelles contraintes (effet de
la pesanteur plus important, impact du rayonnement solaire, déshydratation, mode
de respiration), en fonction desquelles les populations adaptées pourront être sélectionnées. Les Tétrapodes adaptés à des environnements aquatiques peu profonds
existent dès -375 Ma, et dérivent des premiers Sarcoptérygiens qui sont dotés à
la fois de branchies et de poumons, et sont capables de se déplacer grâce à leurs
nageoires sur des fonds vaseux. Des espèces semblables existent actuellement : les
Dipneustes. C’est l’observation de la structure osseuse des nageoires des premiers
Figure 14.12
Place d'Ichthyostega
et d’ Acanthostega
dans l’arbre
phylogénétique des
Tétrapodes.
338
Les Échinodermes dotés de tests sont des fossiles assez courants et bien conservés,
du fait de l’existence de tests minéralisés mais aussi d’une vie benthique, d’où un
enfouissement rapide après la mort. En raison de modes de vie variés et d’une large
répartition, ce sont de bons indicateurs paléoécologiques, ou fossiles de faciès, pour
la nature des fonds marins : les formes fixées se nourrissent par filtration, indiquant
des fonds riches en matière organique. Les formes libres sont soit prédatrices (Oursins réguliers, Astéroïdes, Holothuroïdes) indiquant des forêts de macroalgues, soit
fouisseuses indiquant des fonds meubles (détritivores ; oursins irréguliers). Enfin
les variations de formes des tests et de la taille des aires ambu lactaires sont une
indication des variations de l’oxygénation liée à la température et la bathymétrie.
L’Ordovicien est aussi marqué par la nette augmentation du taux d’oxygène dans
l’atmosphère (voir chapitre 13), permettant selon certains scientifiques le développement d’animaux plus grands (Insectes notamment).
3.2.2 Silurien et Dévonien (-444 à -359 Ma)
Les premiers Vertébrés marins apparaissent et se diversifient à l’Ordovicien et au
Silurien (peut-être dès le Cambrien).
Au Silurien et au Dévonien, la vie jusqu’alors exclusivement marine, se déploie
sur les continents, en plusieurs mouvements. La première trace de la conquête du
milieu continental connue est un Champignon, Tortubus, à -440 Ma. D’autres clades
colonisent ensuite le milieu continental : Mousses, Prêles, Fougères (-430 Ma),
des Myriapodes et autres Arthropodes, des Vertébrés (vers -380 -360 Ma), etc.,
sur plus de 100 Ma. La vie continentale implique de nouvelles contraintes (effet de
la pesanteur plus important, impact du rayonnement solaire, déshydratation, mode
de respiration), en fonction desquelles les populations adaptées pourront être sélectionnées. Les Tétrapodes adaptés à des environnements aquatiques peu profonds
existent dès -375 Ma, et dérivent des premiers Sarcoptérygiens qui sont dotés à
la fois de branchies et de poumons, et sont capables de se déplacer grâce à leurs
nageoires sur des fonds vaseux. Des espèces semblables existent actuellement : les
Dipneustes. C’est l’observation de la structure osseuse des nageoires des premiers
Figure 14.12
Place d'Ichthyostega
et d’ Acanthostega
dans l’arbre
phylogénétique des
Tétrapodes.
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