PARTIE 4 | Histoire de la Terre et de l’Univers
Figure 13.11
Évolution de lo
température entre
1850 et 2012 par
rapport à la période
1961-1990 (d'après
le dernier rapport du
GIEC, 2014).
Années
Anomalie de température mesurée (°C)
relative à la période
Il est important de noter que c’est l’océan qui emmagasine l’essentiel (90 %)
de l’augmentation de l’énergie thermique du système climatique. Ce processus
contribue à ce qu’on appelle la dilatation thermique de l’océan (son volume
augmente), ce qui induit une élévation consécutive du niveau moyen des mers.
Le GIEC relève d’ailleurs que le niveau moyen des mers a augmenté en un siècle
d’environ 19 cm, ce qui correspond à un rythme supérieur à celui des deux
derniers millénaires. L’autre contributeur de l’élévation du niveau marin est la
diminution de l’ensemble de la cryosphère (glaciers, calottes du Groenland et
de l’Antarctique, banquise arctique, manteau neigeux de l’hémisphère nord au
printemps) depuis les deux dernières décennies (figure 13.15). Enfin, les études
portant sur la circulation océanique et, plus particulièrement sur la circulation
méridienne de l’Atlantique, ne montrent pas de tendance à la diminution des
courants dans leur ensemble sur les dernières décennies, contrairement aux idées
véhiculées au cinéma ou dans certains médias.
Etant donné l’important rôle joué par les gaz à effet de serre aux périodes de
temps plus grandes, ils ont été particulièrement mesurés sur la période récente.
Les mesures de concentrations en CO2, effectuées à Mauna Loa (Hawaï au cœur
de l’océan Pacifique, éloigné des zones anthropisées continentales), montrent une
augmentation de la concentration en CCL depuis les années 1950 alors qu’elle
présentait une relative stabilité depuis les 10 000 dernières années (figure 13.12).
Pour comparaison, le taux de CO2 atmosphérique variait entre 150 et 300 ppm au
cours des cycles glaciaire-interglaciaire (figure 13.8). Au 7 janvier 2019, le taux de
CO2 atmosphérique avait déjà atteint la valeur de 411 ppm (figure 13.12), ce qui
est supérieur aux concentrations des derniers 800 000 ans. La concentration totale
de CO2a donc augmenté de 40 % depuis l’époque préindustrielle (1750). L’océan
intègre environ 30 % de ce CO2, ce qui entraîne une acidification progressive de
s
ses eaux.
*
c
C e qui est également important, c’est que le rythme actuel d’augmentation du CO2
se produit à une vitesse au moins 100 fois supérieure à celui du reste du Quaternaire.
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