PARTIE 4 | Histoire de la Terre et de l’Univers
3.1.3 Isotopes et analyses géochimiques
Dans tous les cas, un calage chronologique est essentiel et est réalisé par datation
absolue au 14C (pour les derniers 50 000 ans) ou au 234U-230Th, ou grâce à la
magnétostratigraphie ou encore en utilisant des isotopes cosmogéniques comme
le 10Be. De plus, les scientifiques ont utilisé le Ô18O extrait de l’oxygène contenu
dans la glace pour connaître la température de surface et, l’air des bulles de gaz
piégées dans les calottes de glace pour connaître les teneurs en CO2 et en CH4
atmosphériques (figure 13.7).
3.1.4 Mise en évidence des phases glaciaires
et interglaciaires
Les géologues, spécialistes du Quaternaire, ont ainsi mis en évidence l’existence de
plusieurs phases froides dans l’hémisphère Nord, nommées les phases glaciaires,
qui représentent 90 % des deux derniers millions d’années et, sont séparées par
des périodes plus chaudes et plus courtes, les phases interglaciaires. Les phases
glaciaires et interglaciaires correspondent toutes deux à la présence de calottes de
glace aux pôles. La figure 13.8 montre que le volume de glace est plus important
à certaines périodes, définissant ainsi une phase glaciaire. Les phases glaciaires
sont ainsi caractérisées par quatre calottes quand les phases interglaciaires n’en
comprennent que deux. Aujourd’hui, la période est caractérisée par une phase interglaciaire avec les calottes antarctique et groenlandaise. Une phase glaciaire est
caractérisée par une température 5 à 10 °C plus froide qu’en phase interglaciaire
(figure 13.8) et par une baisse du niveau marin (-120 m).
Figure 13.8
Évolution du S180
des glaces, de la
température de
l’hémisphère sud et
duCO2etduCH4sur
les 800 000 dernières
années, à partir de
carottes de glace
antarctiques.
o-5'
-10300'
250
200
800
600
400
818O (%o)
ATS(°C)
0
100 000
200 000
300 000
400 000
CO2 (ppm)
CH4 (ppb)
t
a
C
e
Temps (années)
306
3.1.3 Isotopes et analyses géochimiques
Dans tous les cas, un calage chronologique est essentiel et est réalisé par datation
absolue au 14C (pour les derniers 50 000 ans) ou au 234U-230Th, ou grâce à la
magnétostratigraphie ou encore en utilisant des isotopes cosmogéniques comme
le 10Be. De plus, les scientifiques ont utilisé le Ô18O extrait de l’oxygène contenu
dans la glace pour connaître la température de surface et, l’air des bulles de gaz
piégées dans les calottes de glace pour connaître les teneurs en CO2 et en CH4
atmosphériques (figure 13.7).
3.1.4 Mise en évidence des phases glaciaires
et interglaciaires
Les géologues, spécialistes du Quaternaire, ont ainsi mis en évidence l’existence de
plusieurs phases froides dans l’hémisphère Nord, nommées les phases glaciaires,
qui représentent 90 % des deux derniers millions d’années et, sont séparées par
des périodes plus chaudes et plus courtes, les phases interglaciaires. Les phases
glaciaires et interglaciaires correspondent toutes deux à la présence de calottes de
glace aux pôles. La figure 13.8 montre que le volume de glace est plus important
à certaines périodes, définissant ainsi une phase glaciaire. Les phases glaciaires
sont ainsi caractérisées par quatre calottes quand les phases interglaciaires n’en
comprennent que deux. Aujourd’hui, la période est caractérisée par une phase interglaciaire avec les calottes antarctique et groenlandaise. Une phase glaciaire est
caractérisée par une température 5 à 10 °C plus froide qu’en phase interglaciaire
(figure 13.8) et par une baisse du niveau marin (-120 m).
Figure 13.8
Évolution du S180
des glaces, de la
température de
l’hémisphère sud et
duCO2etduCH4sur
les 800 000 dernières
années, à partir de
carottes de glace
antarctiques.
o-5'
-10300'
250
200
800
600
400
818O (%o)
ATS(°C)
0
100 000
200 000
300 000
400 000
CO2 (ppm)
CH4 (ppb)
t
a
C
e
Temps (années)
306
